Kinshasa : port des masques obligatoire et amende de 5000FC, une affaire de « Djenda » pour les policiers

C’est depuis la semaine dernière que le général Sylvano Kasongo, patron de la police de la ville de Kinshasa a recommandé aux policiers de faire respecter la décision sur le port des masques dans toute l’étendue de la capitale. Sur ce, les agents de l’ordre sont au service afin de faire respecter ladite mesure qui vise à protéger la population de Kinshasa contre le coronavirus.
C’est qui est déplorable face à l’applicabilité de cette mesure par les policiers, ce sont les actes auxquels ils se livrent sur terrain. En lieu et place de suivre à la lettre les mesures et les dispositions prises par la hiérarchie, ces derniers ont préféré se pencher à la chasse à l’homme, on dirait qu’il s’agissait de l’affaire de traquer les acteurs des crimes graves à travers la République.
À juste titre, le général Sylvano Kasongo avait demandé aux policiers d’arrêter toute personne qui ne portera pas de masque en cours de route. À cette arrestation, s’en suivra une amende de 5000FC.
Affaire port des masques, l’objet de Djenda pour les policiers
À en croire les réactions récoltées sur terrain par les kinois, les policiers en font toute une affaire appelé dans le patois kinois << Djenda >>. Djenda qui signifie une sorte de coop à laquelle profite quelqu’un pour gagner quelque chose à sa manière. Même dans la manière d’arrêter les personnes non en règle, il sied de remarquer une certaine manière d’arrêter les citoyens qui laissent tout le monde dans un sentiment indésirable.
Dans certains cas, d’autres policiers font payer les amendes en cours de route, généralement de moins de 5000Fc, selon les témoignages de plus d’un passager au marché de l’upn pris à chaud par la rédaction Bisonews.cd.
À Mitendi par exemple, certains policiers se cachent derrière les arbres afin de traquer subitement ceux qui se sont égarés de ladite mesure. L’on se pose la question de comprendre si ces agents de l’ordre qui sont sensés protégés la population font plaisir à la hiérarchie ou bien au contraire, s’oppose à la décision de leurs chefs par le manque de discipline du mot d’ordre donné par la même hiérarchie.
À cette question qui ronge les kinois, l’on serait tenté de rapprocher la définition pure de l’armée à la police.  << La discipline est la mère des armées >>, dit-on. Alors, à qui ces policiers obéissent ? Hier samedi 9 mai sur top Congo FM, dans la session d’information de 19 heures, il a été dit qu’une jeune fille de 13 ans a perdu sa vie après qu’elle fouillait un policier qui lui pourchasser parce que la pauvre n’avait pas de masque. En courant, elle est tombée sur le caniveau et a perdu sa vie.
Recadrage
Aucune personne n’est contre cette mesure. Le coronavirus tue partout à travers le monde. Les autorités de Kinshasa ont intérêt à protéger sa population en prenant des mesures comme ça se fait dans tous les autres pays du monde. C’est qui est à déploré, c’est la façon dont les policiers appliquent le respect de ces mesures auprès de la population.
Au point où y’a des kinois qui perdent leurs vies à cause du comportement de celui qui est sensé protéger la population, à ce niveau il se pose un problème de compréhension. La compréhension de faire inculquer dans les chefs des agents de l’ordre appelés policiers sur leurs devoirs vis-à-vis de la population.
Il est donc demandé aux chefs de la police de bien vouloir éclairer leurs subalternes sur les mesures arrêtées. S’ils savent déjà quelles sont les mesures prises, place à l’explication sur le comment les appliquer sur terrain.
Le devoir primitif de la police demeure celui de protéger la population et ses biens.

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