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Situation Economico-Politique de la RDC: Noël Tshiani fait le point sur l’actualité !




La situation économico-politique qui sévit en République Démocratique du Congo continue à faire couler les ancres et salives. Noël Tshiani Muadiamvita, ancien candidat à l’élection présidentielles de 2018 a accordé une interview exclusive à l’équipe rédactionnelle de Bisonews, le vendredi 13 mars à Kinshasa. Noël Tshiani Muadiamvita est un banquier, économiste et auteur de plusieurs ouvrages, dont « le plan Marshall de Noël Tshiani pour la reconstruction et le développement de la République Démocratique du Congo ». Il s’est exprimé sur la situation de la visite du chef de l’État au FMI, sur la hausse vertigineuse de prix des produits de première nécessité, le bilan de la coalition FCC-CACH à la tête du pays et son avenir, ainsi que le fameux plan Marshall de Noël Tshiani pour la reconstruction et le développement de la RDC.

Ci-dessous, l’intégralité de l’Interview

Bisonews :
Pour bénéficier du plan triennal du FMI, la RDC, dans son programme test allant d’octobre 2019 jusqu’en mai 2020, doit respecter les préalable lui recommandés par le FMI. Il s’agit du renforcement des capacités des agents administratifs fiscales et de la douane, de la mise en place d’un arsenal en RDC de lutte contre la corruption, sans oublier la protection de dépenses sociales tout en limitant les dépenses aux ressources disponibles.

Mr Noël Tshiani, entant qu’économiste, pouvez-vous nous dire à quoi ressemble la gestion des recettes en RDC sans la participation du FMI ? Et aussi, l’apport du FMI avec son plan triennal serait-il un espoir pour la stabilité économique du pays ou l’amélioration de la gouvernance ?

Noël Tshiani :
Notre héros national avait dit que ce n’est ni par la Belgique, ni par les Nations-Unies, ni par n’importe quel pays que le Congo pourrait s’affranchir. Les Congolais doivent commencer à mettre en avant les programmes conçus par les congolais et comprendre qu’ils doivent agir non pas parce qu’une institution extérieure leur est venu en aide. Les préalables fixés par le FMI sont des éléments tirés des grands piliers du plan Marshall de Noël Tshiani pour le développement de la RDC. D’où, ces préalables ne sont pas suffisants parce que le point de départ c’est qu’un pays doit avoir sa propre vision du développement à réaliser dans un délai bien fixé dont « le plan Marshall de Noël Tshiani pour la reconstruction et le développement de la RDC. Sinon avant le FMI sera égale après le FMI.

Je suis surpris de voir que le FMI ne parle pas des conditions de paix et de sécurité sur l’ensemble du territoire national alors que c’est un des préalables pour réussir un programme économique.

Concernant le renforcement des capacités, je veux que le renforcement de capacités concerne tout congolais. Je veux aussi qu’on assure l’éducation primaire et secondaire. C’est comme ça que les pays asiatiques se sont développés plus particulièrement la Corée du Nord. Ça demande bien-sûr beaucoup de ressources , mais si ces institutions sont si sincères, c’est tout ce qu’elle demanderait à la RDC.

On devait faciliter l’accès à l’éducation supérieure, c’est-à-dire universitaire à travers des bourses d’études, de prêts aux étudiants et autres stratégies qu’on peut mettre en place.

Bisonews :
Mr Noël Tshiani Mwadianvita , les recettes que mobilise la RDC actuellement sont-elles suffisantes pour résoudre les problèmes socioéconomiques de la RDC?

Noël Tshiani :
Les ressources que mobilise la RDC sont très insuffisantes pour le moment. Nous avons estimé dans le cas du budget 2020, 11,8 milliards de dollars américains. Le ministère de finances a trouvé le plan de trésorerie, mais toutes les recettes budgétisées représentent la moitié dont 4,6 milliard de dollars. Ma crainte est que nous avons introduit par rapport aux années antérieures, des nouvelles dépenses. Et la plus grande et la plus récurrente est la gratuité de l’enseignement, qui va coûter 3 milliards par an.

Bisonews :
Depuis l’arrivée du nouveau régime, nous assistons à une flambée de prix des produits de première nécessité. Peut-on dire aujourd’hui que l’économie du pays sous Félix Tshisekedi va pire que l’économie sous Joseph Kabila ?

Noël Tshiani :
Joseph Kabila n’a pas été un modèle. Aujourd’hui l’économie du pays est étranglée à cause de Kabila et ses collaborateurs. La seule chose que je dirai est que le système économique d’aujourd’hui sous Félix Tshisekedi est le même que le système de Kabila. Rien a changé !

Nous avons une économie qui assiste à une hausse vertigineuse de prix des produits de première nécessité parce que :
– Kabila na pas investit dans la construction des infrastructures de base dans des milieux ruraux pour relier toutes les provinces à la capitale. Les gens dans des milieux ruraux ne sont pas en mesure de produire et d’exporter les produits vers la capitale ;
– Les conditions sécuritaires où les gens ne peuvent pas produire à cause des rebelles ;
– les pays na pas de réserves d’échange. Kabila a laissé les caisses vides ! La banque centrale qui gère la monnaie na pas bien géré au point où les caisses de l’État sont vides ;
– L’environnement des affaires est très mauvais et ne permet pas d’attirer les investissements étrangers ici en RDC parce qu’il y a la corruption, le manque du sérieux dans tout ce que nous faisons, le manque de la bureaucratie, les taxes sont multiplicatives et duplicatives. Chose déplorable, nous ne faisons rien pour améliorer l’environnement des affaires. Nous allons améliorer l’environnement des affaires quand nous aurons l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Pas en prenant les mêmes criminels en les recyclant dans le système. On ne peut pas faire du neuf tout en prenant du vieux pourri. Les devises que nous avons ne sont pas suffisantes pour suppléer aux déficits en produits alimentaires. Et par conséquent, il y aura toujours augmentation de prix de produits sur le marché.

Bisonews :
Quelles sont les voies de sortie de la crise actuelle qui ronge l’économie de la RDC ?

Noël Tshiani :
Les voies de sortie c’est d’abord de prendre le plan Marshall de Noël Tshiani et de l’appliquer ! C’est une vision du développement pour mobiliser tous les congolais, pour pouvoir prendre toutes les actions correctives, secteur par secteur et remettre le Congo sur le rail. Faire des reformes institutionnelles et structurelles importantes qu’on na pas fait jusqu’à présent ; Améliorer la gouvernance en combattant la corruption, en créant un bureau de lutte contre la corruption. En luttant contre la corruption, cela va moraliser la société, augmenter les recettes publiques parce que tout l’argent va entrer dans les caisses de l’État et les gens auront peur qu’on puisse les trimbaler devant la justice et parce qu’on aura plus d’argent dans le budget nationale, cet argent va servir aux financements de différents programmes, entre autres, l’amélioration de l’éducation, de la santé, etc.

Il nous faut également restructurer la justice, car elle a été tellement corrompue à tel point que sans argent, vous ne pouvez pas gagner un procès en RDC. La justice a été tellement privatisée et nous devons changer cela.

Un autre élément est la conscientisation des congolais. Il faut que les congolais prennent conscience que ça ne marche pas dans ce pays. Quest-ce quil faut faire pour que ça puisse marcher et il faut quil y ait quelquun qui montre à tout le monde le chemin. Malheureusement, on ne semble pas avoir ce chemin là. On fait des discours et on ne fait rien.

Il faut également se mettre à construire des infrastructures quil faut. Il ny aura pas des investissements massifs dans ce pays, sil ny a pas deau, délectricité. Il faut quon restructure l’État, quil fonctionne normalement, quil fasse son rôle régalien. Bref, tout est à faire et à refaire dans notre pays. À mon avis, il faut prendre le plan Marshall comme notre vision du développement !

Bisonews :
Vous étiez parmi les candidats qui avaient promis un budget de plus de 100 milliards une fois arrivé à la tête du pays. Alors quelle analyse faites-vous par rapport aux chiffres avancés par l’actuel pouvoir ?

Noël Tshiani :
L’actuel pouvoir a tenté de corriger des insuffisances dans le budget antérieur. 11,8 milliard cest déjà une amélioration par rapport au 5 milliards qu’on avait l’année dernière.

Comme je le dis, ce n’est pas suffisant. L’actuel pouvoir pêche par le même péché que le gouvernement antérieur. Notre président est trop gentil avec les criminels, les corrompus, avec tout le monde au point où les gens ne prennent pas au sérieux certaines choses quils doivent faire. Je veux quil se fasse violence. Le président de la République doit faire respecter la loi, faire fonctionner les institutions et pour le faire il na pas besoin davoir les mains liées avec ses copains de Kingakati. Il a besoin de mettre l’homme qu’il faut à la place quil faut et denlever tout celui qui constitue un blocage au bon fonctionnement du pays. Mais jusquà présent, le président semble avoir les mains liées. Il faut punir lorsque cest nécessaire de punir. Promouvoir ceux qui font un bon travail.

L’ancien président sud-africain Thabo Mbeki avait dit que chaque année, la RDC perd 85% de revenus sur ses ressources naturelles. Par conséquent, le budget national actuel représente 15% des revenus sur les ressources naturelles. Les choses sont très claires ce n’est pas à Washington qu’il fallait aller récupérer de l’argent. Il faut d’abord un travail à l’interne, et mettre du sérieux pour récupérer l’argent perdu, et par la suite on peut espérer réaliser un bon budget.

Bisonews :
Entant que politique et fils du pays, quel est donc l’avenir de la coalition FCC-CACH ?

Noël Tshiani:
C’est une coalition qui a déjà échoué et vouée à l’échec. Ils ont tenté et ils sont assis dans des contradictions. C’est le mélange de lancien et du nouveau. L’ancien qui a échoué et le nouveau veut avancer, mais l’ancien tire le nouveau vers le bas car le présent gagnerait la confiance du peuple. Donc c’est une coalition assise sur une contradiction. Moi je vois cette coalition soit échouée, soit explosée. Et le peuple n’aura plus à trouver son compte dans lalternance démocratique.

Bisonews :
Actuellement le monde entier est terrifié par l’épidémie de coronavirus et cette épidémie a été déclaré officiellement mardi dernier en RDC avec la confirmation du deuxième cas annoncé par le ministère de la santé. Si cette épidémie arrivait à prendre de l’ampleur en RDC, quelles seront les conséquences sur le plan économique ?

Noël Tshiani :
Les conséquences sont énormes d’abord sur la population. Nous n’avons pas des structures sanitaires de haut standing qui sont bien équipées pour pouvoir faire face à cette épidémie.

La première conséquence est que la population congolaise pourrait être décimée par cette pandémie. Je pense qu’à ce stade du début, malgré que je ne suis pas sûre de l’état de propagation, si on parle déjà de deux cas. Est-ce que nous sommes réellement en mesure de détecter des véritables cas ? Est-ce que la maladie n’est pas répandue contrairement à ce qu’on nous a dit ?

Moi je pense qu’en voyant le comportement des pays extérieurs qui sont plus avancés que nous, notamment les USA qui ont suspendu tous les vols en provenance de l’Europe. Mais aussi la France et l’Italie qui ont également fermé tous les établissements scolaires de la maternelle jusqu’à l’université mais aussi les restaurants jusqu’à nouvel ordre ; Je voudrais également que la RDC prenne également des mesures préventives. Ne pas attendre qu’on puisse enregistrer plusieurs cas. Si on a déjà deux cas, ça veut dire que nous avons déjà cette menace dans nos murs.

Je suggère qu’on puisse suspendre tous les vols qui viennent de l’Europe et des Etats-Unis d’Amérique. Je veux que les mesures qui ont été prises par la France soient également appliquées chez nous. Que les enfants restent à la maison, que ceux qui peuvent travailler à distance à partir de leurs maisons puissent le faire. Pour qu’on observe un peu pendant deux semaines ou 30 jours. Parce que ces gens ont plus d’informations que nous, s’ils prennent des telles mesures parce quils savent ce qui peut arriver.

Qu’on n’attende pas que le virus explose pour qu’on commence à chercher des moyens. Je demande que les mesures préventives soient prises, et qu’on regarde dans la caisse de l’état pour savoir qu’est ce qu’on a pour pouvoir subsister pendant au moins deux semaines. Mais cette situation est encore plus compliquée du fait que la gestion du pays sous Kabila nous a laissé dans un état de dépendance totale, et je pense qu’on ne saura même pas tenir pendant deux semaines.

Bisonews:
Un an déjà depuis l’arrivée du Président Félix Antoine Tshisekedi au pouvoir. Comment jugez-vous la gestion du pays ?

Noël Tshiani :
Il y’ a un vent nouveau qui souffle en RDC étant donné que sous Joseph Kabila le pays a été isolé de la communauté internationale, sur le plan économique comme diplomatique. Vous avez même remarqué que pendant plusieurs années, la RDC a été isolée, humiliée avec une gestion ensanglantée à l’intérieur du pays.

Les droits des congolais étaient bafouillés avec le fameux phénomène Kamuena Nsapu, où les gens ont été tués puis enterrés dans des fosses communes. Avec le régime de Kabila, Ils ont tiré sur des manifestants. Donc les congolais n’étaient plus protégés. Ils avaient perdu l’estime non seulement sur le plan national mais également sur le plan international. Aujourd’hui, on peut dire qu’il y a un début de retour sur la scène internationale avec Félix Antoine Tshisekedi. Il peut aller partout dans le monde, on lui déroule le tapis rouge. A chaque fois que ce tapis rouge lui ai déroulé, je me sent aussi concerné, et tout congolais doit également se sentir de la même façon.

Maintenant nous devons aller au delà du tapis rouge pour faire la différence. Malheureusement la gouvernance sous Kabila et sous Tshisekedi n’a pas changé. Malgré les signaux positifs que donne Félix. Nous encourageons le président de mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, en recommençant à zéro, en punissant ceux qu’il faut punir et en prennant distance du vieux pourri. Mais jusqu’à présent ça prend du temps pour se réaliser!

Bisonews:
Vu votre expérience dans le domaine économique, si le président Félix fait appel à votre expértise, sériez vous prêt à travailler pour la République ?

Noël Tshiani :
J’ai toujours dit que les 100 millions de congolais que nous sommes, nous devons nous mobiliser pour développer le Congo. Quelles que soient les conditions politiques, chacun de nous doit être disponible dans un domaine bien précis afin de donner de son mieux pour que le pays puisse se développer.

Bisonews:
Le Président Félix et Joseph Kabila étaient dans une réunion pour évaluer l’action de la coalition FCC-CACH. Dans un communiqué final rendu publique par le directeur de cabinet du chef de l’État Vital Kamerhe, le Président Félix regrette les dérapages de certains agents de la DGM envers les cadres du FCC notamment Kamel et Jeannette kabila qui déteneraient des passeports diplomatiques. Qu’est-ce que vous en pensez ?

Noël Tshiani :
Un chef de l’État doit s’assumer et laisser l’administration publique fonctionner selon les règles. D’ailleurs, ses règles sont connues de tous. Il n’appartient pas au Président de la République d’aller distribuer des passeports diplomatiques à ses copains. Les agents de l’administration publique ont estimé que ces gens détenaient leurs passeports diplomatiques illégalement.

Ma position par rapport à cette situation est qu’on doit laisser l’administration publique fonctionner selon les règles. Si cela est vrai, les agents de la DGM, à mon avis, ont appliqué les règles à ceux qui n’avaient pas droit aux passeports diplomatiques.

Bisonews:
Lisanga Bongnga a estimé récemment sur les ondes d’une radio de la place que tous les politiques doivent se mettre autour dune table en vue dun dialogue pour sortir le pays de la crise qui le ronge actuellement.
Répondant à cette question, Augustin Kabuya a rejeté cette idée tout en rappelant que le temps des dialogues est largement dépassé. D’après vous, est-il nécessaire de tenir compte de ce point de vue ou pas ?

Noël Tshiani :
Je pense que le pays est en crise depuis très longtemps, et c’est une crise multisectorielle. C’est pourquoi j’estime aussi qu’il faut adopter le plan Marshall pour le sortir de cette crise. J’ai perdu à lélection présidentielle et j’accepte le résultat comme tel. Mais il y a des gens qui veulent entretenir la crise avec comme objectif de chercher comment faire pour revenir aux affaires.

Personnellement, je refuse ce genre de comportement. Je crois que nous devons régler cette crise à lintérieur des institutions. J’ai parlé avec mon ami Martin Fayulu et je lui ai dit qu’il y a nécessité de se mettre autour d’une table. Et non faire des dialogues comme nous l’avons fait dans le passé.

Je suppose qu’après les élections de 2018, ceux qui ont échoué comme moi doivent accepter la défaite et qu’ils se préparent pour 2023. Certes, il y a des réformes institutionnelles importantes à faire mais on peut les faire dans le cadre des institutions qui existent déjà.

Bisonews :
Plusieurs politiques ont tenu les mêmes discours que vous dans le passé, et une fois aux affaires, leurs promesses sont jetées dans les oubliettes de l’histoire. Qu’est-ce qui prouve que Noël Tshiani mettra en place un système efficace pour réussir son plan Marshall une fois au pouvoir?

Noël Tshiani :
Noël Tshiani a sa spécialité qui la différencie des autres politiciens congolais. En tant que spécialiste du développement, donc, je ne me suis pas réveillé un bon matin pour dire que je veux faire ceci ou cela. Jai étudié ce plan par table depuis plusieurs années. J’ai eu à travailler dans les plus grandes banques du monde de développement. Jai travaillé pendant 30 ans dans la banque mondiale comme spécialiste du développement. J’ai travaillé dans 85 pays différents dans tous les 5 continents en m’occupant des questions liées au développement.
J’ai travaillé sur le Cap Vert en supervisant leur gouvernement qui avait un PIB de 170 dollars par habitant sur terrain quand jai commencé. Actuellement, il est à 7500 dollars par habitants. C’est un cas de succès pour moi.

Quand j’ai commencé à travailler pour le Sénégal, alors un pays qui n’avait aucune infrastructure de base. Le Sénégal a aujourdhui des autoroutes ainsi que des aéroports modernes très avancés.

Tout ce que je sais faire, c’est le développement. C’est ma spécialité, mais aussi ma passion. Laissez-moi donc la gestion du Congo et je vous délivre un Congo émergent dans 15 ans.

Propos recueillis par Annie Kinyoma, Guillaume Mavudila, Mitterrand Masamuna et Eldad Bwetusanga.

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