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RDC-Cap vers 2023: l’UDPS semble avoir trouvé son slogan  » Sele Yalaghuli avait tout bloqué » ( Pierre Badibanga)




A vouloir pratiquer l’orthodoxie financière dans un gouvernement de coalition entre partisans de Félix Tshisekedi et ceux de son prédécesseur, Joseph Kabila, le ministre des finances, José Sele Yalaghuli dont la compétence et la rigueur ont été éprouvées avec succès dans le programme prioritaire du chef de l’Etat, fait l’objet des tirs croisés de l’union pour la démocratie et le progrès social « Udps » parti présidentiel qui l’avait applaudi jadis.

Proche de l’autorité morale du FCC, Sele Yalaghuli dont l’orthodoxie financière et le patriotisme avait permis de donner contre l’avis de certains camarades de son parti, un souffle au 100 jours de Félix Tshisekedi, mis en mal par une figure de proue du Cach et directeur de cabinet du Président de la République, est devenu la bête noire des lieutenants de Félix Tshisekedi. Celui-là même qui avait tenu tête à la désormais bouche autorisée du Cap pour le changement, « le soft », Tabloïd kinois, appartenant à un prince du Cach, Kin kiey Mululmba, qui lui demandait entre les lignes, dans un titre pompeux « ce tout puissant ministre José Sele », de foutre la paix à Kamerhe, dans la célèbre formule de Jean pierre Chevènement, ancien ministre français.

« Un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne » avait rappelé Kin kiey Mulumba, le mardi 4 février 2020 dans cette célèbre formule de Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de la Recherche en France qui avait démissionné du gouvernement en mars 1983 pour protester contre la « parenthèse libérale », déclarant ainsi « Un ministre, ça ferme sa gueule, et si ça veut l’ouvrir, ça démissionne.

Pour plusieurs observateurs de la vie publique congolaise, Sele Yalaghuli venait tout simplement de briser la loi du silence, l’omerta qui entourait souvent la gestion de la chose publique. L’omerta, une loi non-écrite, tacite, que les mafieux respectent car ils sont bien conscients que si l’un d’eux la bafoue pour compromettre un clan ennemi, ce même ennemi est capable d’en faire autant. Autrement dit, pour éviter son auto-destruction, la mafia s’impose cette règle. Il était clair pour plusieurs autres observateurs que le ministre FCC avait utilisé son devoir de redevabilité pour lever le doute sur l’accompagnement au chef de l’Etat de son autorité morale, Joseph Kabila, qui était déjà à l’époque la cible des lieutenants de Félix Tshisekedi qui l’accusaient d’obstruer l’action du Président de la République alors que la machine était grippée de l’intérieure via la gestion opaque du premier collaborateur de Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe aujourd’hui condamné à 20 ans de prison.

Bouc émissaire d’hier, bouc émissaire d’aujourd’hui

A l’Udps, la recette semble avoir fait ses preuves, la rhétorique est désormais huilée, les notes mises en musique reste à faire prendre la mayonnaise pour justifier l’injustifiable absence de bilan Tshisekedi à deux ans des élections Présidentielles « Yalaghuli bloque tout ».

Le visage du second souffle des chantiers Tshisekedi, le symbole de la mobilisation des institutions internationales, Banque Mondiale, Fond monétaire international, Banque africaine de développement, travailleur acharné pour la cause de la république, héros d’hier, l’homme qui a payé les salaires sans tambour ni trompette pendant les services minimum, laissant l’honneur au chef de l’Etat, Sele yalaghuli est devenu pour répondre aux exigences de gestion qui met à nu les limites des techniciens de Tshisekedi, le Bouc émissaire de la cacophonie dans la première administration de l’alternance pacifique au pouvoir.

Pour un analyste des questions économiques congolaises, la désignation par Joseph Kabila de Sélé Yalaghuli pour rejoindre le gouvernement Tshisekedi, au ministère des finances, au regard de son brillant parcours dans la finance, est une preuve éloquente que l’autorité morale du front commun pour le Congo est dans la logique de voir Tshisekedi réussir son mandat.

Opposant un jour opposant toujours ?

A trop vouloir prendre une posture d’opposant, l’union pour la démocratie et le progrès social « Udps » parti présidentiel est désormais réduit à la même rengaine de 37 ans de lutte dans l’opposition, là où on attend d’un parti au pouvoir des solutions et décisions appropriées au problème de la société. Dans l’entourage de Félix Tshisekedi où plusieurs informations concordantes montrent que la gabegie financière lié notamment au dédoublement des plusieurs institutions pour caser les amis et autres membre de l’udps, a réduit l’espoir de la matérialisation du peuple d’abord.

37 ans de lutte politique rien que la politique et ses intrigues sans expérience de gestion, à l’Udps on ressuscite les vieux démons, on s’active pour rafraîchir la couche de ce que l’on sait mieux faire, le combat. Une répartition des postures pour accompagner le ballon d’essai qui est lancé par le Secrétaire général de l’udps Augustin Kabuya « Sele Yalaghuli bloque le bilan de Félix Tshisekedi » avec une ferme détermination d’installer dans les esprits de certains congolais que l’action du chef de l’Etat est bloquée par son prédécesseur Joseph Kabila, à travers le ministre des Finances alors que ce dernier est au regard de tous, le ministre qui a évité le chaos à la première administration de la première l’alternance pacifique au pouvoir, l’administration Tshisekedi.

Pierre Badibanga

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