AccueilA la UneA Beni, Jean-Pierre...

A Beni, Jean-Pierre Lacroix fait face à la colère des habitants

Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général des Nations unies en charge des opérations de maintien de la paix, est à Beni depuis hier pour évaluer la situation sécuritaire dans cette région où des milliers de personnes ont été tuées en quasiment huit ans.

Le chef adjoint de l’ONU était à l’écoute des forces de sécurité congolaises et aux organisations de la société civile, exaspérées. Plus d’une heure d’échange sous une tente dans le quartier de la Monusco pour poser les diagnostics de la situation sécuritaire.

La société civile a par exemple relevé le fait que depuis que des casques bleus ont enregistré la plus grosse attaque contre leur base en 2017, occasionnant une dizaine de morts dans leurs rangs, la brigade d’intervention de la Monusco (FIB) se fait moins sentir sur le théâtre. Des affirmations que le général de brigade Bertin Mputela, commandant des opérations Sukola1, de l’armée congolaise, n’a pas confirmé à RFI.

Cet officier n’a pas mâché ses mots lors de la rencontre avec le responsable onusien. Pour lui, la coopération entre l’armée et la mission onusienne est mise à mal par le retard dans la fourniture des renseignements par la Monusco, qui appuie par ailleurs l’armée congolaise en carburant, évacuations sanitaires et rations.

Pour la société civile, rien ne change

Une autre difficulté, l’armée en sous-effectif peine à occuper l’ensemble du territoire de Beni. « Le territoire est vaste, le Congo est vaste. Pour mettre une section par village, ça sera difficile. J’ai initié un système de patrouille des combats, donc entre les unités. Ce qui a un peu essayé de diminuer les tueries de la population. Les rebelles s’en prennent aux civils là où il n’y a pas de militaires. C’est comme hier, on a frappé hier, moi-même j’étais sur terrain. On a frappé, mais en fouillant ils ont commencé à déranger la population parce qu’il n’y avait pas de militaires », explique le général de brigade Bertin Mputela.

Pour la société civile rien n’a changé depuis des années. L’alliance FARDC – Monusco n’est que trop sur la défensive. Jules Mathé, émissaire provincial du parlement des jeunes, l’a martelé devant Jean-Pierre Lacroix : « La population quant à elle voulait que l’armée et la Monusco puissent suivre ces ennemis là où ils sont. Donc, il n’y a jamais eu d’attaques sans que la population n’alerte. Mais on est dans la légèreté et cette légèreté fait en sorte que les gens perdent leurs vies et leurs biens voire même leur patrimoine. »

Les pertes se sont encore intensifiées sous l’état de siège. La société civile parle de plus de 1 000 civils tués en cinq mois dans la région de Beni et dans la province de l’Ituri voisine. Selon les autorités la situation se serait empirée sans cette mesure exceptionnelle, mais fortement critiquée par les organisations de la société civile et l’opposition.

Pascal Mulegwa
RFI 

Soyez averti chaque fois que nous publions quelque chose de nouveau !

continuer la lecture

L’ASPROCOM243 lance son premier Afterwork « Off the clock » pour renforcer la cohésion des professionnels de la communication et du marketing

Kinshasa, le 26 juin 2026 – L’Association des Professionnels de la Communication et du Marketing de la République démocratique du Congo (ASPROCOM243) a organisé la première édition de son Afterwork Off the clock, un cadre convivial de rencontres, de partage d’expériences et de réseautage réunissant des professionnels issus des secteurs de la communication, du marketing, des médias, des relations publiques et du digital.

RDC : la SCPT et le ministère des Affaires étrangères préparent un partenariat pour rapprocher les services consulaires des Congolais

La République démocratique du Congo pourrait bientôt s’appuyer davantage sur son réseau postal pour améliorer l’accès aux services diplomatiques et consulaires. La ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a reçu ce vendredi 5 juin 2026 à Kinshasa la directrice générale de la Société congolaise des postes et télécommunications (SCPT), Sandra Tshibonge Mbiye, afin d’examiner les possibilités de coopération entre les deux institutions.

Affaire American Fresh Food, les accusations de 61 millions USD contre la DGDA restent sans preuve publique

Le nom de Bernard Kabese Musangu, directeur général de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), circule depuis plusieurs mois dans une affaire présumée de détournement de 61 millions USD liée au dossier American Fresh Food.