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Naufrage à Bumba : le bilan passe de 51 à 74 morts, 146 rescapés et des dizaines de passagers portés disparus

Le bilan du naufrage d’une embarcation motorisée sur le fleuve Congo en province de la Mongala survenu dans la nuit du mardi au mercredi 06 octobre 2021 est passé de 51 à 74 corps sans vie repêchés après des opérations de recherche.

Ce bilan officiel a été confirmé par le vice-premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau au cours de la réunion du Conseil des ministres présidée par le chef de l’État via visioconférence ce vendredi 22 contre 2021 et ce, après avoir conduit une mission gouvernementale dimanche dernier dans cette province afin non seulement de s’imprégner des vraies circonstances de cette catastrophe mais de consoler les familles des victimes par l’assistance du gouvernement.

A en croire le vice-ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, 74 corps sans vie ont été repêchés, 146 rescapés et plusieurs dizaines de passagers sont jusqu’à ce jour portés disparus.

La même source parle d’un naufrage dû au surchargement de cette embarcation de fortune mais aussi de la navigation nocturne sans aucune mesure de sécurité.

« Le vice-premier ministre de la Fonction publique a éclairé la lanterne des membres du Conseil sur les circonstances ayant causé le naufrage d’une embarcation de fortune de dix grosses pirogues reliées, lourdement chargées, ayant dépassé largement le tonnage maximal et qui transportaient à bord, en plus de plusieurs centaines de sacs de marchandises, plus au moins 300 personnes », peut-on lire dans le compte-rendu du Conseil des ministres.

Parmi les causes du naufrage, en dehors du caractère inapproprié de l’embarcation et du chargement excessif, J-P Lihau a relevé entre autres :

– La navigation nocturne sans aucune mesure de sécurité ; l’absence d’infrastructures routières conduisant la majeure partie de la population de la contrée en n’emprunter que la voie fluviale, quelle que soient les conditions de navigation ; le chômage massif des jeunes qui abandonnent les activités champêtres fortement gênées par l’inexistence des routes de desserte agricole et qui n’espèrent gagner leur pain quotidien qu’en exerçant le petit commerce sur le fleuve.

Pour prévenir les naufrages sur les cours d’eaux, la délégation gouvernementale a formulé des recommandations ci-après :

– Lutter contre les embarcations de fortune notamment par l’acquisition des moyens de navigation modernes pour le transport des personnes et des biens et le renforcement des activités de la police maritime et fluviale ;

– Réhabiliter le principal port de Bumba situé sur le littoral du fleuve Congo ;

– Doter les différents services étatiques concernés par la navigation fluviale d’outils modernes de travail pour parer efficacement à toute situation de sinistre survenant sur le bief navigable du fleuve et autres rivières ;

– Réhabiliter la Route nationale n°6, axe Akula – Lisala – Bumba – Bunduki ainsi que les routes de desserte agricole afin de booster non seulement le trafic routier, mais aussi de limiter le « virement » des jeunes vers le petit commerce sur le fleuve.

Le ministre des affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale qui a fait partie de ce périple, a appuyé le rapport sur toutes ses lignes tout en saluant particulièrement le peuple de Bumba qui a fait preuve de bravoure et de patriotisme tout au long de la gestion de ce drame.Prince Wello
congo-press.com

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