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« S’il faut retenir 2023 pour la tenue des élections, la session parlementaire du 15 mars 2022 n’a pas le droit à l’erreur » (JC Masangu)

Visiblement, la réussite de la tenue, dans le délai constitutionnel, des élections générales en République Démocratique du Congo (RDC) doit se jouer dans la session parlementaire de mars 2022 qui s’ouvre dans cinq (5) jours. Ce point de vue est de l’ancien Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC) Jean-Claude Masangu, accouché dans une note de “réflexion” ce jeudi 10 mars transmise à actu7.

Parmi les enjeux majeurs liés aux élections qui doivent être débattus par ceux que l’on appelait autres fois commissaires du peuple, il y a notamment la réforme électorale, la loi sur l’identification de la population, les recensements, pour ne citer que ceux-là. Voilà qui fait de la session de mars « de tous les enjeux ».

« Sur le plan juridique, il existe des préalables majeurs pour l’organisation d’élections crédibles, transparentes, démocratiques, inclusives et apaisées. Il s’agit ainsi de réformer la loi électorale, la loi portant identification et enrôlement des électeurs ainsi que la loi relative à l’état civil pour permettre à l’ONIP de faire pleinement son travail. S’il faut retenir 2023 pour la tenue des élections, la session parlementaire du 15 mars 2022 n’a pas droit à l’erreur ! », dit le Gouverneur honoraire de la Banque Centrale du Congo.

Mais seulement, il y a, en dehors des contraintes contenues dans la feuille de route de la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante) du 3 février, d’autres éléments qui peuvent retarder les élections. Jean-Claude Masangu parle surtout de la mutualisation avec l’Office National de l’Indentification de la Population (ONIP), l’Institut National de la Statistique (INS) et le Bureau Central de Recensement (BCR). Pour lui, la centrale électorale devrait poursuivre seule les opérations.

« Laissons la CENI, leader du processus électoral, faire son petit bonhomme de chemin et abandonnons la mutualisation avec l’ONIP, le BCR et l’INS car elle ne peut que retarder davantage et à coup sûr la tenue des élections », suggère-t-il dans sa réflexion.

Aussi, Masangu Mulongo propose que « la CENI fasse preuve d’imagination sur le plan technique et opérationnel », mais aussi « que ceux qui ont en charge les finances publiques fassent aussi preuve de créativité et d’anticipation ».

Et de poursuivre : « Que la classe politique dans son ensemble ainsi que la société civile intériorisent que l’organisation d’élections crédibles, démocratiques, transparentes, inclusives, apaisées et non entachées d’irrégularités est tout aussi importante que le respect des délais constitutionnels et légaux ».

D’autre part, l’ancien patron de la BCC juge opportun de débattre sur la loi ayant trait avec l’état civil, mais pour les élections qui viendront après celles de 2023, question de permettre à l’ONIP de faire pleinement son travail. Il pense la même chose pour la question des congolais de la diaspora.

« (…) la réforme de la loi relative à l’état civil doit nécessairement être débattue et votée à la session parlementaire du 15 mars 2022 pour permettre à l’ONIP de faire pleinement son travail mais pour le prochain cycle électoral de 2028/29. De même pour ce qui concerne la  participation des congolais de l’étranger aux élections présidentielles, prenons aussi toutes les  dispositions qui s’imposent pour qu’elle puisse se concrétiser au prochain cycle électoral », conseille-t-il.

En RDC, plusieurs formations politiques, beaucoup plus de l’opposition, même quelques organisations de la société civile, passent le long des journées à mettre le pouvoir en place en garde contre un prétendu « glissement » lors des élections de 2023. Par ailleurs, plusieurs experts et de nombreux observateurs parlent d’un « retard » dans le processus d’organisation des scrutins.
Actu 7

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