AccueilEn continuJusticeProcès 100 jours...

Procès 100 jours : Vital Kamerhe ce mercredi devant la barre

Le feuilleton judiciaire de Vital Kamerhe est loin de connaître son dénouement.

La réouverture du procès après la décision de la Cour de cassation est prévue ce mercredi 11 mai 2022 à la Cour d’appel de la Gombe.

Condamné à 20 ans de prison par le tribunal de grande instance de la Gombe pour détournement de deniers publics destinés au programme de 100 jours du président de la République, le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) a vu sa peine allégée à 13 ans au niveau de la Cour d’appel de la Gombe. Ainsi, le compteur est remis à zéro avec l’annulation de sa condamnation au niveau de la Cour de cassation.

Tous les regards sont tournés donc sur ce procès qui fixera le sort de l’ancien directeur de cabinet de Félix Tshisekedi. Cependant, en cas d’un probable acquittement, Vital Kamerhe deviendra ainsi éligible à la présidentielle de 2023. Son neveu Massaro détenu à la prison centrale de Makala pour la même affaire, a bénéficié de la liberté provisoire.

Condamné en avril 2020 à 20 ans de prison, il avait vu sa peine réduite en appel à 13 ans de servitude pénale. Non satisfait, Vital Kamerhe avait alors décidé d’attaquer l’arrêt de la cour d’appel de Kinshasa devant la Cour de cassation. Parallèlement, il avait pu obtenir, en décembre dernier, une liberté provisoire et une autorisation d’aller se faire soigner en France.

Selon cette haute juridiction, le juge de la Cour d’appel avait « violé le droit de la défense » de Vital Kamerhe. La Cour de cassation affirme «que l’affaire n’était pas en état» d’être jugée. Le dossier est renvoyé devant la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe et de nouveaux juges seront désignés. Les avocats de Vital Kamerhe se montrent confiants, clament toujours son innocence et espèrent son acquittement.

Dans un communiqué publié juste après la décision de la Cour de cassation, le parti de Vital Kamerhe a rendu hommage à Félix Tshisekedi, pour dit-il «son sens élevé de devoir d’État». «Il est resté, tout au long de la procédure, au-dessus de la mêlée garantissant l’indépendance de la Justice», a rappelé le secrétaire général de l’UNC, Billy Kambale. Dans le même registre, le parti de VK a salué, «la progression manifestée dans l’effectivité de l’État de droit en RDC».


OURAGAN

Soyez averti chaque fois que nous publions quelque chose de nouveau !

continuer la lecture

Rwanda admet une coordination avec l’AFC/M23 et dit avoir poussé au retrait d’Uvira

Le Rwanda reconnaît, pour la première fois, travailler de façon coordonnée avec le groupe rebelle AFC/M23, actif dans l’Est de la RDC. Kigali présente cette relation comme une mesure « défensive » liée, selon lui, à la protection des Tutsi et à la prévention d’une nouvelle vague de violences à caractère génocidaire.

ONU, veto et nouvelles tensions, pourquoi l’ordre international vacille en 2025

Le 26 juin 1945, 50 États signent la Charte des Nations Unies pour éviter le retour des guerres mondiales. Quatre-vingts ans plus tard, l’idée d’un monde régi par des règles est fragilisée, alors que les crises se multiplient et que les grandes puissances imposent plus souvent le rapport de force.

RDC : un prix pour l’innovation numérique contre la corruption

Du 25 au 26 novembre à Kinshasa, la quatrième édition du Sommet international sur la transformation digitale en Afrique a mis en avant des solutions concrètes contre la fraude. L’Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC) a remis un prix à Kessia, lauréate du concours « Zéro Fraude, Hack la corruption ».