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L’ACAJ condamne les propos menaçants de Karega contre Mutamba

Constant Mutamba a versé à l’ACAJ (Association Congolaise d’Accès à la Justice), un dossier complet sous forme de mémo retraçant les différentes menaces lui proférées par l’Ambassadeur Vincent Karega du Rwanda.

« Je suis venu me plaindre. Déposer un mémo avec preuves à l’appui, dans lequel je retrace les différentes menaces de mort dont je suis victime de la part de l’ambassadeur rwandais accrédité à Kinshasa, monsieur Vincent Karega, à la suite du sit-in que nous avions organisé devant l’ambassade du Rwanda à Kinshasa et au cours duquel nos militants avaient brûlé en signe de protestation, le drapeau rwandais ainsi que l’effigie du président Paul Kagame », a justifié le président de la NOGEC et leader de la Dynamique progressiste révolutionnaire (DYPRO), à l’issue d’un entretien approfondi et suffisamment documenté avec le coordonnateur de l’ACAJ.

Maître Mutamba venait d’enregistrer trois messages indélicats de la part du diplomate rwandais lesquels épîtres ont jeté un sentiment d’apeurement dans l’entourage du leader de la DYPRO. Il fallait coûte que coûte dénoncer cette négation scélérate en la portant dans l’une des meilleures instances de mapping (monitoring) des violations des droits de l’homme en République démocratique du Congo qu’est l’ACAJ.

Les diplomates sont astreints à une obligation de réserve, rappelle l’ACAJ

Pour l’Association congolaise d’accès à la justice (ACAJ), les diplomates sont régis par des conventions et textes réglementaires de stricte application. « Je voudrais commencer par condamner avec la dernière énergie au nom de l’ACAJ et en mon nom personnel, tous les propos de nature à menacer ou qui viseraient à porter atteinte à l’intégrité physique, morale et psychologique de Maître Constant Mutamba ou des membres de sa plateforme DYPRO ou de tout autre Congolais membre de l’opposition, ou membre de la majorité présidentielle ou des indépendants pour tout simplement avoir pris l’initiative de manifester, de protester, exprimer leur protestation contre les activités militaires du Rwanda en République démocratique du Congo sous le label du M23 », a martelé Maître Georges Kapiamba, coordonnateur de l’ACAJ.

La convention de Vienne sur les relations diplomatiques signée en 1961, régule le comportement professionnel des diplomates dans chaque État. Qu’il s’agisse des ambassadeurs ou nonces accrédités auprès des chefs d’État, des chargés d’affaires accrédités auprès des ministres des Affaires étrangères et des envoyés, ministres ou internonces accrédités auprès des États, tous sont invités à une stricte observance des textes.

« L’article 41 de ladite convention stipule que les diplomates ont le devoir de respecter les lois et règlements de l’État accréditaire. Ils ont également le devoir de ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures de cet État ». Alors que le Rwanda venait d’escamoter les règles de bon voisinage en violant l’intégrité territoriale de la RDC, il était étonnement surprenant de constater que Maître Constant Mutamba subissait des aversions téléphoniques débordantes de la part du célèbre diplomate rwandais, Vincent Karega.

« Nous rappelons à tous les diplomates qui sont installés en République démocratique du Congo en général et à l’ambassadeur du Rwanda à Kinshasa en particulier qu’ils sont tous tenus à l’obligation de réserve, conformément aux conventions qui régissent le comportement des diplomates accrédités dans un pays », a rappelé l’activiste de droit de l’homme Georges Kapiamba.

Landry Amisi
Ouragan FM

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