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L’opposition grandissante des députés au vote de la loi d’habilitation

Consacrée à l’examen et adoption de la loi d’habilitation, la plénière de ce lundi à l’Assemblée nationale a finalement été renvoyé à ce mardi 14 juin. En cause, le refus de la majorité d’élus nationaux de permettre au gouvernement de légiférer pendant toute la période des vacances parlementaires.

Témoignage de détermination 

Pour le député UNC Bertin Mubonzi, par ailleurs, président de la Commission défense et sécurité, « cela témoigne de la détermination que nous avons tous, le président de l’Assemblée et tous les députés, à suivre de très près et à lever des options qui vont permettre de soutenir notre armée et trouver une solution sécuritaire dans l’Est ».

Et d’ajouter : « la situation sécuritaire est très préoccupante, l’Assemblée nationale a toujours suivi de très près tout ce qui se passe. Je pense que le président de l’Assemblée a estimé qu’il était nécessaire que nous puissions suivre l’évolution sur le terrain. Et au moment opportun, nous allons lever une option », confie-t-il.

« Nous pensons que, logiquement, nous devons suivre de très près la situation », relève, de son coté, Jean-Baptiste Kasekwa, élu de Goma au Nord Kivu, pour le compte du parti de Martin Fayulu, Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé).

Il constate que « la tendance générale des députés nationaux est que compte tenu de la gravité de la situation de guerre au Nord-Kivu, avec la prise de Bunagana par les agresseurs et la menace sur d’autres localités telles que Kibumba et la ville de Goma, qu’il n’est pas normal que les députés aillent en vacances ».

Dans la foulée, l’opposant formule les questions qui devront être prochainement débattues par la représentation nationale en présence du Premier ministre et du ministre de la Défense.

« Alors que nos vaillants militaires ont tenu en échec le M23 depuis tout ce temps, qu’est-ce qui s’est passé pour que endéans 24 heures, tout change? Quelles sont les mesures prises pour récupérer Bunagana, de la même manière qu’en 2013, nous avons chassé les agresseurs de Goma à Chanzu, que sommes-nous en train de faire pour reprendre, dans le plus bref délai Bunagana et pour renforcer le moral des troupes ».

Ces propos sont aussi ceux du député national Jackson Ausse pour qui la clôture de la session de mars qui doit en principe intervenir ce 15 juin, doit être au regard de l’article 142 de la Constitution, retardée parce que le pays est en guerre.

Enfin, Josué Mufula, élu de Goma, appelle les autorités à prendre des mesures qui s’imposent pour empêcher la progression des terroristes M23 dans le territoire de Rutshuru.

Pour l’heure, la situation demeure confuse à Bunagana qui semble être sous contrôle des rebelles du M23 et/ou des forces spéciales Rwandaise. Les FARDC stationnées aux alentours de cette localité préparent une contre-offensive.


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