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Selon la Banque Mondiale, la RDC est l’un des cinq pays les plus pauvres du monde

En 2021, près de 64 % de la population congolaise vivait avec moins de 2,15 dollars par jour.

La Banque mondiale estime que près d’une personne sur six en situation d’extrême pauvreté en Afrique subsaharienne vit en Républbique Démocratique du Congo. Un constat que s’efforce de nuancer l’économiste congolais Al Kitenge dans cet entretien qu’il nous a accordé.

DW : Dans son tout dernier rapport sur la RDC, la Banque Mondiale classe le pays comme le second pays ayant le plus grand nombre de pauvres au monde. Partagez-vous ce constat ?

Al Kitenge : les pays avec lesquels on nous compare, n’ont pas la même démographie que nous. Cela veut dire que dans l’absolu, il est logique et normal que nous ayons beaucoup plus de personnes, cela représente simplement le défi et non la compétitivité du pays.

Le défi est grand pour nous, mais il faut quand même savoir que nous sommes un pays qui, au cours des trente dernières années, a subi des guerres de toutes espèces. Certes, les responsabilités sont en partie chez nous, mais en grande partie, elles sont sur le continent et dans le monde.

Ceci devrait permettre de comprendre que la situation de notre pays est véritablement grave et que ceux qui tirent les ficelles sont des criminels aussi bien économiques, mais aussi des criminels tout courts. Parce que, en définitive, nous avons des vies humaines qui sont perdues et nous avons aujourd’hui un pays qui est en sérieuse difficulté. Heureusement, des efforts internes nous permettent d’avoir de l’espoir.

DW : Vous parlez de l’impact de ces guerres à répétition, la Banque mondiale le mentionne aussi, mais c’est tout de même depuis l’indépendance de la RDC que le pays a du mal à atteindre un niveau de croissance satisfaisant pour permettre aux Congolais de vivre décemment ?

Al Kitenge : Quand on parle de croissance, je me dis que les gens ne comprennent pas de quoi on parle en réalité. Nous sommes un pays dont le PIB par tête d’habitant est parmi les plus faibles du monde.

Ce dont on a besoin dans un pays comme celui-ci, au regard de tous les atouts que nous avons, c’est de rebondir.

Lorsque vous regardez un pays comme l’Angola, il a su bondir sur le pétrole, idem pour le Nigéria. Le pétrole a ce qu’on appelle la fluidité financière rapide.

Maintenant que nous découvrons des réserves minières et des réserves pétrolières, il se trouve encore des gens qui veulent nous donner des leçons pour nous dire de ne pas les mettre à exécution pour que nous soyons en mesure de pouvoir donner le bien être à notre pays.

Lorsque vous regardez les guerres en question, vous allez vous rendre compte qu’elles nourrissent en grande partie des multinationales connues et qui malheureusement ne viennent pas de notre pays mais du continent.

Nous comprenons très bien que nous sommes au cœur d’un complot qui a duré depuis l’indépendance, mais c’est notre responsabilité de pouvoir nous en sortir.

Wendy Bashi
DW

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