Par Manassé Kitemoko Kosi
Lors du dernier conseil des ministres qui s’est tenu le 27 octobre 2023, le président de la République, Félix Tshisekedi, a exprimé sa profonde préoccupation concernant l’état d’insalubrité prévalant dans la capitale congolaise, Kinshasa. Sa déclaration a mis en lumière une réalité inquiétante, qualifiée de « dégradante et inadmissible« .
Selon les propos du chef de l’État, l’ensemble des communes de Kinshasa sont confrontées à un spectacle désolant, caractérisé par l’amoncellement de déchets sur les rues, dans les caniveaux et même dans les cours d’eau. La dégradation de l’environnement urbain est indéniable et suscite de vives inquiétudes.
Toutefois, le président Tshisekedi a souligné un aspect moins sombre de cette problématique en rappelant que les déchets plastiques, malgré leur abondance, possèdent un potentiel économique inexploité. Il a noté que, bien que quelques acteurs privés soient déjà engagés dans le recyclage des déchets plastiques, la RDC n’a pas encore pleinement exploité cette opportunité de créer une filière industrielle de recyclage.
Le président a, par conséquent, demandé au ministre de l’Industrie de soumettre des propositions visant à stimuler le recyclage industriel des déchets plastiques. Il s’agit d’une étape cruciale pour le développement d’une économie circulaire en RDC, susceptible de générer des emplois qualifiés et non qualifiés, en particulier dans la capitale.
Il est à noter que Kinshasa actuellement ne dispose d’aucun centre d’enfouissement des déchets, ce qui entraîne leur dispersion dans l’environnement urbain. Les déchets finissent ainsi dans les rues, les cours d’eau, les caniveaux et les zones érosives, accentuant les problèmes d’insalubrité et d’environnement.
La déclaration du président Tshisekedi met en lumière un défi environnemental pressant pour Kinshasa, mais elle offre également une perspective positive en mettant en avant le potentiel économique du recyclage des déchets plastiques. Il revient désormais au gouvernement de prendre des mesures concrètes pour résoudre ce problème, en collaboration avec le secteur privé, afin de créer une ville plus propre et de stimuler l’économie dans la capitale congolaise.
Manassé Kitemoko Kosi, Reporter de Bisonews.cd

