Par Manassé Kitemoko Kosi
03 novembre 2023
Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a récemment exprimé ses préoccupations concernant l’opposition politique en République Démocratique du Congo (RDC) et son approche face à la situation sécuritaire dans la région de l’Est. Alors que le pays se prépare pour l’élection présidentielle en décembre, les regards se tournent vers les candidats et leur capacité à faire face aux défis sécuritaires qui prévalent dans cette partie du pays.
Interrogé sur le discours récent de Moïse Katumbi Chapwe, leader de l’Ensemble pour la République, le ministre Muyaya a souligné l’importance de nommer l’agresseur, en l’occurrence le Rwanda, pour résoudre efficacement les problèmes de sécurité. Selon lui, l’incapacité de Katumbi à faire cette identification démontre un manque de diagnostic profond sur l’insécurité grandissante dans la région.
« L’opposition doit quitter la périphérie, j’ai l’impression qu’ils sont restés dans la périphérie parce que lorsque vous voulez, vous prétendez de devenir Président de la République Démocratique du Congo, vous n’êtes pas en mesure de citer nommément l’agresseur qui s’appelle le Rwanda ça pose un problème pour les congolais. Il faut d’abord être en mesure de bien diagnostiquer le problème, de désigner le mal par son nom et d’être en mesure de challenger, alors par quoi vont-ils nous challenger ? », s’est-il interrogé lors d’un briefing conjoint avec son collègue de la Santé publique, Hygiène et Prévention.
L’élection présidentielle en RDC se profile à l’horizon, avec une multitude de candidats cherchant à diriger le pays vers l’avenir. Alors que le pays se prépare à ce moment crucial de son histoire politique, il est impératif d’examiner les stratégies proposées par les candidats pour résoudre les problèmes de sécurité dans l’Est de la RDC.
Patrick Muyaya a également souligné l’approche du président actuel, Félix Tshisekedi, face à la situation sécuritaire. Il a évoqué la stratégie globale du gouvernement, qui comprend des volets judiciaire, économique, médiatique, militaire, diplomatique, et la montée en puissance des Forces Armées de la République Démocratique du Congo. Selon lui, ces initiatives offrent une réponse globale aux défis sécuritaires de la région.
« Ce n’est pas seulement lui, je crois de manière générale parce nous entendons beaucoup et nous attendons de lire justement leur programme si quelle sera leur stratégie pour régler le problème à l’Est, quelles sont les alternatives qu’ils proposeront ? Nous, nous avons le front judiciaire, économique, médiatique, militaire et nous avons le front diplomatique et nous avons en même temps la montée en puissance des Forces Armées de la République Démocratique du Congo. Et donc aujourd’hui, on peut nous dire tout ce qu’on veut mais je ne pense pas que lui (Moïse Katumbi Chapwe) ou les autres candidats auront des meilleures stratégies à proposer pour nous dans ce domaine et donc commencez par nommer le mal avant de venir nous challenger« , a recommandé Patrick Muyaya, Porte-parole du gouvernement.
En outre, les développements récents concernant les candidatures à l’élection présidentielle méritent une attention particulière. La Cour constitutionnelle a rejeté la requête visant à invalider la candidature de Moïse Katumbi, notamment pour « défaut de nationalité. » La candidature de Félix Tshisekedi a, quant à elle, été validée, mettant en lumière l’importance du processus électoral en cours.
Alors que la date de l’élection présidentielle approche, la RDC est à un moment crucial de son histoire politique. Les électeurs se préparent à faire entendre leur voix et à décider du prochain leader du pays. La situation sécuritaire dans l’Est de la RDC reste l’un des principaux défis à relever, et les candidats devront proposer des solutions crédibles pour répondre à cette préoccupation majeure.
Article signé par Manassé Kitemoko Kosi

