Par Manassé Kitemoko Kosi
KISANGANI – Près de 580 étudiants de Kisangani et une soixantaine venant de Goma se préparent à entamer une formation paramilitaire au centre d’entraînement de Bengamisa, situé à environ 50 km au sud de Kisangani, dans la province de la Tshopo. Cette initiative, lancée après deux mois d’inscriptions, vise à renforcer la discipline des volontaires et à constituer une future réserve potentielle ainsi qu’une capacité de leadership pour les forces armées congolaises.
Dans un communiqué émis par la conférence des chefs d’établissements de l’ESU dans la Tshopo, les noms de 580 volontaires ont été enregistrés, signe de leur engagement envers cette formation paramilitaire. Muhindo Nzangi, accompagné du Vice-ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants, Samy Adubango, a assuré que tout était prêt pour le début de la formation, qui s’étendra sur au moins un mois et impliquera des instructeurs nationaux et étrangers.
« Je suis prêt pour Bengamisa. Notre pays fait face à l’agression étrangère. On ne connaît pas les idées de l’ennemi, nous devons être prêts à tout moment pour nous défendre, défendre notre drapeau. Cette formation est une belle opportunité pour moi, j’ai hâte d’apprendre et d’être capable de me défendre, » a déclaré un étudiant réserviste à POLITICO.CD.
Concernant les préoccupations des étudiants en plein examen, Muhindo Nzangi a assuré que chaque situation serait examinée individuellement. « Tout volontaire qui accepte d’aller faire la formation militaire, on tiendra compte de votre situation de manière individuelle, » a-t-il soutenu.
Cette initiative vise à préparer une nouvelle génération consciente des enjeux sécuritaires, prête à contribuer à la défense nationale dans un contexte où les menaces extérieures persistent. La formation offrira aux participants une compréhension approfondie des techniques militaires, renforçant ainsi les capacités de résilience face à d’éventuelles agressions.

