Le parti politique Ensemble pour la République, dirigé par Moise Katumbi, a récemment accusé les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) de saboter la campagne présidentielle en cours. L’accusation spécifique concerne le refus d’autorisation de survol et d’atterrissage d’un avion affrété destiné à soutenir la tournée électorale du candidat.
Depuis le 9 novembre, le parti a entamé des démarches auprès de l’Autorité de l’Aviation Civile (AAC) pour obtenir l’autorisation nécessaire concernant un Embraer 145EP, exploité par la société Absolute Management Services (PTY) LTD. Cet avion devait transporter Moise Katumbi vers plusieurs destinations, notamment Buta, dans le cadre de sa campagne.
Le 15 novembre, l’AAC a répondu à la demande en exigeant des documents supplémentaires de la part de l’équipe de Moise Katumbi. Ces documents ont été fournis le 17 novembre pour répondre aux exigences, cependant, l’autorisation tant attendue demeure introuvable. Le parti politique exprime son étonnement face à ce retard, soulignant que cet avion aurait été un atout significatif dans la stratégie de campagne de Moise Katumbi.
Hervé Diakiese, porte-parole d’Ensemble pour la République, a déclaré : « Nous constatons que des considérations politiques entravent la délivrance de cette autorisation. Nous affirmons que l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) est à l’origine de ce blocage ». Cette déclaration met en lumière les inquiétudes du parti quant à un potentiel blocage motivé par des considérations politiques, pointant du doigt l’ANR comme responsable de ce retard.
Alors que l’autorisation d’utilisation de l’avion d’affrètement reste en suspens, cette situation alimente les tensions politiques dans le contexte déjà complexe de la campagne électorale en RDC. Des questions subsistent quant aux motivations réelles derrière ce refus, mettant en évidence les défis auxquels sont confrontés les candidats dans cette période cruciale de la vie politique congolaise.
Manassé Kitemoko Kosi

