La République démocratique du Congo (RDC) fait face à une augmentation alarmante des cas de variole de singes, le Mpox, enregistrant plus de 12 500 cas suspects au cours de l’année 2023, soit le double par rapport à l’année précédente, selon un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Des chiffres préoccupants
De janvier au 12 novembre 2023, la RDC a signalé 12 569 cas suspects de Mpox, comparé à 6 216 cas en 2022. Ces chiffres sont d’autant plus inquiétants qu’ils touchent actuellement 156 zones de santé réparties sur 22 des 26 provinces du pays, incluant la capitale Kinshasa.
L’OMS indique que parmi les cas suspects, 1 106 ont été soumis au test TR-PCR, et 714 d’entre eux étaient positifs au Mpox, affichant un taux de positivité de 65%.
Limitations dans la réponse nationale
En dépit des préparatifs du gouvernement en début d’année avec un plan national budgétisé de préparation et de riposte contre le Mpox, les capacités de réponse du pays demeurent limitées. Les systèmes de surveillance et de laboratoire restent sous-optimales, et aucune initiative de vaccination n’est actuellement mise en place pour les populations à risque.
Nécessité d’une communication efficace
L’OMS souligne l’importance cruciale de la communication sur le risque et de l’engagement communautaire pour faire face aux modes de transmission, notamment la consommation de viande de brousse et la transmission par contact sexuel.
Le Mpox continue de représenter un défi majeur pour la RDC, nécessitant une réponse rapide et coordonnée pour contenir sa propagation.
Manassé Kitemoko Kosi

