AccueilA la UneAnnulation des suffrages...

Annulation des suffrages : Le sénateur Mangyadi contestataire

KASONGO LUNDA, RDC – La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a récemment invalidé les candidatures de 82 postulants aux législatives nationales et provinciales, parmi lesquels se trouve le Sénateur Mangyadi Bifuli Aimé-Patience du regroupement politique « Agissons et bâtissons » (AB) dans le territoire de Kasongo Lunda (Kwango). Les accusations portent sur des actes de fraudes, le vandalisme de matériel électoral, et l’incitation à la violence lors des élections du 20 décembre dernier.

Réponse Ferme du Sénateur

Deux jours après cette annonce, Mangyadi Bifuli Aimé-Patience a vivement rejeté ces allégations lors d’une conférence de presse, dénonçant ce qu’il perçoit comme une violation du « droit de la défense » et accusant la CENI de se comporter en « juge » des résultats électoraux. Il a appelé à une correction de cette décision pour assurer la conformité à la loi.

« La République Démocratique du Congo est un pays qui nous appartient tous, la vérité des urnes est nécessaire. J’ai battu campagne pour le Chef de l’État avec le concours des autres et on a apporté ce qu’on a apporté pour la réélection du Président de la République, nous avons mouillé le maillot pour le faire élire avec nos moyens personnels, » a déclaré Mangyadi Bifuli Aimé-Patience.

Violation Constitutionnelle selon le Sénateur

Mangyadi Bifuli Aimé-Patience a critiqué la CENI, affirmant qu’elle a outrepassé ses compétences en agissant comme une instance judiciaire.

« La CENI qui se met à la place d’un juge des résultats électoraux alors que cela n’est pas sa mission. Je crois que la CENI qui a toujours eu des bons juristes si aujourd’hui ils se sont trompés d’adresse, je crois qu’il n’y a pas mauvaise chose de revenir à la raison pour prendre la décision de me rétablir, » a-t-il souligné.

Il a également déploré que le droit de la défense ait été bafoué par la CENI, arguant qu’aucune preuve ou rapport n’a été présenté concernant les allégations portées contre lui.

« Il n’y a pas eu un seul acte dans un quelconque bureau de vote où on va vous dire on a vu le candidat Mangyadi Bifuli Aimé-Patience dans ce bureau, dans ce centre de vote entrain de faire quoique ce soit ou entrain de poser un acte de fraude, » a-t-il souligné.

Réponse de la CENI

La CENI avait formé une commission d’enquête pour examiner les actes frauduleux pendant les élections du 20 décembre. Vendredi dernier, la rapporteure de la CENI, Patricia Nseya, a dévoilé les conclusions, mentionnant la fraude, la corruption, la détention illégale des DEV, le vandalisme des matériels électoraux, et l’intimidation des agents électoraux comme principaux griefs.

Vers une Résolution Juridique ?

Le sénateur a indiqué que les élections dans sa circonscription se sont déroulées sans tension majeure, attribuant les accusations à une campagne de diabolisation. Il a appelé à un réexamen de sa candidature par les instances judiciaires compétentes, mettant en doute la légitimité de la décision de la CENI.

Par Manassé Kitemoko kosi

Soyez averti chaque fois que nous publions quelque chose de nouveau !

continuer la lecture

RDC : un prix pour l’innovation numérique contre la corruption

Du 25 au 26 novembre à Kinshasa, la quatrième édition du Sommet international sur la transformation digitale en Afrique a mis en avant des solutions concrètes contre la fraude. L’Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC) a remis un prix à Kessia, lauréate du concours « Zéro Fraude, Hack la corruption ».

UE: 10 millions d’euros pour équiper les FARDC en matériel non létal

Lundi 24 novembre, l’Union européenne a annoncé une enveloppe de 10 millions d’euros pour l’armée congolaise. L’aide vise des équipements non létaux pour renforcer l’action des FARDC (Forces armées de la RDC) sur le terrain.

Nord-Kivu : combats dans les Virunga, fuites vers Goma et double épidémie

OCHA alerte sur une dégradation simultanée de la sécurité et de la santé publique à Nyiragongo et à Goma. Des combats dans le parc des Virunga ont provoqué de nouveaux déplacements, tandis que choléra et mpox progressent.