Kinshasa, le 14 janvier 2024 – Lors de la 121e réunion du conseil des ministres tenue le vendredi 13 janvier 2024, le gouvernement de la République Démocratique du Congo a pris une décision cruciale en adoptant le projet d’ordonnance-loi autorisant la ratification de la convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre le terrorisme. Présenté par la Ministre d’État, ministre de la justice et garde des sceaux, Rose Mutombo Kiese, ce pas marque une avancée significative dans la coopération continentale pour contrer la menace terroriste.
Motivant l’urgence de cette démarche, conforme à l’article 124 de la Constitution, Rose Mutombo a souligné que la ratification de cette convention, signée par le gouvernement congolais en 2009, dotera la République Démocratique du Congo d’un cadre de coopération essentiel dans la lutte contre le terrorisme. Elle constituera également la base de compétence pour la Cour Internationale de Justice.
Les analystes, observant les efforts déployés par les gouvernements et les organisations régionales et internationales au fil des années, remettent en question l’efficacité des mesures actuelles contre les groupes extrémistes violents. Malgré les initiatives de l’Union africaine, la persistance de la menace terroriste en Afrique suggère un besoin d’ajustements dans les approches nationales et continentales.
Remontant aux années 1990, l’Organisation de l’unité africaine (OUA) avait adopté la Convention d’Alger sur la prévention et la lutte contre le terrorisme en 1999. Cependant, plus de deux décennies plus tard, les défis persistent, soulignant l’écart entre les réponses apportées par l’UA et la réalité changeante de la menace terroriste.
Avant ce nouveau développement, le gouvernement avait déjà pris des mesures en adoptant le Projet de Loi portant modification de la Loi n° 04/016 du 19 juillet 2004 relative à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Proposé par le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, lors de la 34e réunion du Conseil des ministres en décembre 2021, ce projet de loi apporte des innovations substantielles pour renforcer la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Les modifications touchent divers aspects, notamment les dispositions générales, la prévention et la détection du blanchiment, les mesures coercitives, et la coopération internationale. Ces ajustements reflètent l’engagement continu du gouvernement congolais à améliorer son arsenal juridique pour faire face aux menaces actuelles.
La Rédaction

