Kinshasa, RDC — Après avoir été suspendu de ses fonctions de gouverneur par le vice-premier ministre de l’Intérieur, Peter Kazadi, Gentiny Ngobila Mbaka persiste dans son refus de quitter le pouvoir. Comme plusieurs de ses homologues gouverneurs accusés de fraude électorale, Ngobila semble déterminé à maintenir son emprise sur la ville province de Kinshasa.
L’ordonnance de suspension émise par Peter Kazadi n’a pas dissuadé Ngobila, qui s’est présenté ostensiblement à son bureau à l’Hôtel de Ville le lundi 15 janvier 2024, accompagné d’un cortège et d’honneurs militaires. Alors que son adjoint, Gérard « Gecoco » Mulumba, avait été désigné pour assurer l’intérim, Ngobila semble résister et défier les autorités.
Selon des sources concordantes, le gouverneur suspendu rejette catégoriquement l’arrêté du vice-premier ministre Peter Kazadi, remettant ainsi en question l’État de droit prôné par le président Félix-Antoine Tshisekedi.
La situation actuelle risque de plonger la ville de Kinshasa dans l’ingouvernabilité, alimentée par les troubles qui en découlent. Les observateurs s’inquiètent des conséquences de cette résistance sur la stabilité de la région.
Gentiny Ngobila Mbaka a choisi de porter sa contestation au niveau politique en accusant directement le vice-premier ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires Coutumières, Peter Kazadi. Dans une correspondance adressée au Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, datée du samedi 13 janvier 2024, le gouverneur déchu dénonce une décision qu’il estime perturbatrice pour le bon fonctionnement de la ville de Kinshasa en cette période post-électorale.
Cette correspondance, signée de la main de Gentiny Ngobila, insiste sur le fait que sa suspension et celle de deux autres gouverneurs ont été décidées sous l’accusation de « fraude électorale ». Les détails exacts de ces allégations restent pour l’instant dans l’ombre, mais la tension politique monte alors que les protagonistes continuent à s’affronter sur la scène publique.
La Rédaction

