Le chef de l’État burundais, Evariste Ndayishimiye, a récemment exprimé sa vive préoccupation face à la situation préoccupante qui prévaut dans la région des Grands Lacs, alimentée par le soutien présumé du Rwanda aux forces négatives. Cette situation a même conduit à la fermeture des frontières entre le Burundi et le Rwanda. Dans une déclaration officielle, le président Ndayishimiye a sollicité l’intervention urgente de la communauté internationale pour faire face à cette menace croissante.
Selon les informations émanant de la présidence burundaise, le numéro un burundais a souligné que les attaques terroristes visant le Burundi, avec un prétendu soutien du Rwanda, ainsi que l’insécurité persistante à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), constituent une source d’inquiétude majeure pour la stabilité régionale. Il a appelé à une action coordonnée de la part de la communauté internationale pour contrer ces défis complexes.
Dans le cadre de la Stratégie renouvelée de l’Union européenne (UE) pour la région des Grands Lacs, Rita Laranjinha a, quant à elle, plaidé en faveur d’un dialogue étroit entre les nations concernées. S’exprimant lors du lancement des programmes régionaux à Bujumbura le 15 janvier, la diplomate européenne a souligné l’importance du dialogue dans la résolution des conflits.
« L’UE, un modèle de paix par le dialogue«
Rita Laranjinha a rappelé l’histoire de l’UE, soulignant qu’elle avait émergé comme un succès après une période de conflit mondial intense. Elle a encouragé les pays de la région des Grands Lacs à s’inspirer de l’expérience de l’UE, où les États membres, malgré des différends passés, ont réussi à construire la paix en se rassemblant autour de la table de négociation.
« Sans dialogue et intérêt commun, la résolution des conflits devient ardue, » a souligné la diplomate européenne. Elle a appelé à la nécessité de trouver des solutions communes en mettant en avant les intérêts partagés et les points communs entre les nations impliquées.
Les relations diplomatiques entre la RDC et le Rwanda d’une part, et entre le Burundi et le Rwanda d’autre part, restent tendues. Le Rwanda, cherchant à jouer un rôle de maintien de l’ordre dans la région, est accusé par ses voisins de soutenir des groupes armés tant congolais que burundais, en les hébergeant, les ravitaillant et en les finançant.
La Rédaction

