La province du Lualaba est actuellement aux prises avec une épidémie de choléra, avec plus de 500 cas enregistrés, dont 26 décès, au cours des trois derniers mois, selon les autorités sanitaires locales. L’origine de l’épidémie remonte à la cité de Bunkeya, avant de se propager à Fungurume, Lualaba, et au-delà.
Le Dr Francis Kambol, chef de division provinciale de la santé au Lualaba, a souligné la gravité de la situation, déclarant : « Depuis la 39e semaine épidémiologique de l’année 2023, les zones de santé de Bunkeya, Fungurume et Lualaba sont confrontées à cette épidémie de choléra. Actuellement, nous avons plusieurs cas suspects dans la zone de santé de Manika, dans la ville de Kolwezi, ainsi que dans celle de Kanzenze, dans le territoire de Mutshatsha. »
Le taux de mortalité élevé est attribué à la prise en charge tardive des cas, insiste le Dr Kambol. Il souligne l’importance cruciale pour les malades d’arriver plus tôt dans les centres de traitement afin d’améliorer leurs chances de survie.
Par ailleurs, le Dr Kambol déplore le non-respect des mesures d’hygiène et d’autres pratiques familiales, exposant ainsi davantage la population au choléra. Il pointe du doigt la mauvaise gestion des déchets ménagers, souvent jetés dans des caniveaux et entraînés par les eaux sur les voies publiques ou les affluents.
« Les autorités sanitaires rappellent à la population que les soins médicaux pour tout cas de choléra restent gratuits dans tous les centres de traitement, » souligne-t-il, soulignant l’importance de rechercher une assistance médicale dès les premiers symptômes.
Face à cette situation préoccupante, les autorités sanitaires mettent en garde contre les risques accrus et appellent à la vigilance de la communauté pour freiner la propagation de l’épidémie.
La Rédaction

