La récente émergence du bloc « Pacte pour un Congo retrouvé (PCR) » au sein de l’Union sacrée de la nation ne laisse pas la classe politique indifférente. Les répercussions de cette initiative sur la cohésion au sein de la famille politique du Président Félix Tshisekedi sont au cœur des préoccupations. Pour éclaircir la position de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya, Secrétaire Général du parti, a engagé des consultations avec des membres éminents du Présidium de l’Union sacrée.
Sans adopter une position défavorable envers la création du PCR, Augustin Kabuya a souligné l’importance d’un dialogue constructif sur l’avenir de l’Union sacrée. « Nous devons nous concerter par rapport à l’avenir, c’est ce que nous venons de faire. Il n’est pas exclu aux gens de se réunir et de réfléchir tout comme nous aussi nous venons de nous réunir et nous avons aussi réfléchi », a-t-il déclaré, évitant de condamner les instigateurs du PCR.
Dans un esprit démocratique, Augustin Kabuya a souligné que les membres de l’Union sacrée sont libres d’avoir des ambitions. « La République Démocratique du Congo est un État qui prône la démocratie, et nous ne pouvons pas empêcher les membres de l’Union sacrée de se réunir. Le danger peut intervenir seulement quand les gens se réunissent pour comploter contre l’Union sacrée, or dans leurs réflexions, je ne vois pas ce qui peut m’inquiéter« , a-t-il affirmé.
Au sein du PCR, figure Vital Kamerhe, membre du Présidium de l’Union sacrée. Interrogé sur la possible perturbation de l’Union sacrée par la création du « Pacte pour un Congo retrouvé« , Augustin Kabuya a renvoyé la question aux initiateurs du bloc, soulignant son statut de membre du Présidium.
« Je suis membre du Présidium de l’Union Sacrée et j’ai vu les autres membres du Présidium à savoir Bahati Lukwebo qui n’est pas le seul à être rencontré, je viens de rencontrer aussi le Vice-premier ministre, ministre de la Défense Nationale Jean-Pierre Bemba avec qui nous avons encore échangé« , a-t-il ajouté. Une démarche similaire a été entreprise avec Christophe Mboso.
Des observateurs analysent la création du PCR comme une tentative de positionnement des leaders cherchant une représentation significative après les élections, en attendant la formation du prochain gouvernement.
Le Pacte pour un Congo retrouvé (PCR) rassemble l’A/A-UNC (Action Des Alliés et Union pour la Nation Congolaise) dirigée par Vital Kamerhe VPM, l’Alliance-Bloc 50 (A/B50) dirigée par Julien Paluku Kahongya, l’Alliance des Acteurs Attachés au Peuple (AAAP) dirigée par Tony Kanku Shiku, et enfin, la CODE (Coalition des démocrates) dirigée par Jean-Lucien Bussa Tongba, ministre du Commerce extérieur.
Alors que les grandes manœuvres politiques pour la formation de la nouvelle Assemblée nationale et du nouveau gouvernement se profilent à l’horizon, le PCR, justifiant sa création pour assurer la cohésion au sein de l’Union sacrée, affirme compter près de 200 élus nationaux et provinciaux.
La Rédaction

