Kinshasa, le 25 janvier 2024 – Lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du programme des activités du Front Commun de la Jeunesse (FCJ) pour les prochains jours, le président du FCJ, D. Israël Mbuyi, a abordé la question du « Pacte pour un Congo retrouvé » au sein de l’Union sacrée de la nation, la plate-forme politique du président Félix Tshisekedi.
Interrogé sur la création de cette alliance politique, M. Mbuyi a souligné qu’il n’y avait aucun problème à ce que les politiques se réunissent pour tisser de nouvelles alliances. Cependant, il a mis en garde contre l’utilisation de ces développements pour exercer une pression sur le chef de l’État dans ses décisions futures pour le pays.
Le président du FCJ a affirmé que le processus politique en cours ne devrait pas influencer les choix du président Tshisekedi. « Ils ont le droit de faire ce qu’ils font, mais seulement nous ici, ce qui nous tient à cœur c’est de dire au Président de la République qu’il ne doit pas céder à la pression de qui que ce soit », a déclaré M. Mbuyi. Il a ajouté que le président devrait agir en toute indépendance, loin des pressions visant à partager les fruits du pouvoir.
« Souvent ce genre de pressions n’ont qu’un seul but, un seul objectif, celui du partage du gâteau, alors en ce moment où le Congo doit accoucher d’un bel avenir, je pense que le Président, lui, et lui-seul, a le droit de nommer un informateur sinon un formateur du gouvernement, et il ne doit pas le faire sous une pression quelconque », a souligné M. Mbuyi.
Le FCJ appelle à une place privilégiée pour la jeunesse dans les décisions présidentielles. « Nous attendons du Président de la République une surprise. Un jeune, peut-être qui ne vient pas de tous ces camps. Un jeune qui vient d’ailleurs et qui peut matérialiser sa vision », a ajouté M. Mbuyi.
Le Front Commun de la Jeunesse, lancé officiellement le 19 janvier 2024, s’engage dans la sensibilisation des jeunes congolais sur toute l’étendue de la RDC. Son objectif est de les inciter à devenir des acteurs contribuant au développement et au rayonnement du pays. Selon le président du FCJ, dans les jours à venir, l’organisation sera implantée dans les 26 provinces de la RDC, ainsi que dans d’autres pays.
Les premiers bureaux seront installés à Lubumbashi et Kolwezi, précédant l’ouverture d’une antenne à Johannesburg (Afrique du Sud) en février, pour la diaspora congolaise.
La Rédaction

