Germain Kambinga et Yves Kisombe, figures autrefois incontournables dans l’entourage du président honoraire Joseph Kabila, se retrouvent aujourd’hui au cœur d’une période tumultueuse de leur carrière politique. À la tête du regroupement politique « Le Centre », ces deux acteurs politiques cherchent à redéfinir leur place dans le paysage politique congolais, avec des approches ambiguës et des sorties médiatiques de plus en plus controversées.
En effet, ces anciens proches de Kabila, relégués aux marges de la scène politique, multiplient conférences, points de presse, et apparitions télévisées. Malheureusement, ces interventions sont souvent critiquées pour leur manque de substance, dévoilant un vide de contenu manifeste, teinté d’une rhétorique ambiguë envers le pouvoir en place, qualifiable de « Djaleliste ».
Le mardi 23 janvier dernier, Kambinga et Kisombe ont tenté de se positionner en offrant plus de 12 axes prioritaires pour le succès du deuxième mandat de Félix Tshisekedi. Parmi ces propositions, la plus notable est la suggestion de réviser la Constitution et d’organiser un référendum, visant à prolonger la présidence de Tshisekedi de 5 à 7 ans. Une démarche qui suscite des interrogations et des réticences au sein de l’opinion publique et même au sein de l’Union sacrée.
« Nous ne sommes pas une force de contestation, mais des propositions. Nous nous engageons à accompagner Félix Tshisekedi durant les 5 prochaines années, » ont déclaré les deux hommes.
Cette proposition de révision constitutionnelle n’est toutefois pas unanimement accueillie. Certains membres de l’Union sacrée craignent qu’une telle modification n’ouvre la voie à une possible instauration d’une dictature et favorise le retour de Joseph Kabila dans les affaires politiques.
Au sein de l’UDPS, des cadres rappellent à Kambinga et à son acolyte que leur lutte initiale n’était pas centrée sur la conservation du pouvoir, mais plutôt sur l’instauration de la démocratie et la promotion du progrès social. Cette mentalité, estiment-ils, constitue un obstacle au développement de l’Afrique.
Cependant, l’obsession pour le pouvoir des deux leaders du regroupement « Le Centre » semble susciter peu d’enthousiasme parmi la population. En effet, la préoccupation majeure de celle-ci ne réside pas dans la durée du mandat présidentiel, fixé à 7 ans selon les propositions, mais plutôt dans la réponse adéquate à ses besoins. Dans d’autres pays, la durée du mandat présidentiel varie entre 3 et 4 ans.
À l’approche de la formation du futur gouvernement et de la distribution des postes au sein des institutions, Germain Kambinga et son collègue continuent d’intensifier leurs interventions médiatiques dans l’espoir de gagner la faveur de Félix Tshisekedi et de consolider leur position financière. Une démarche qui soulève des questions quant à la véritable motivation derrière ces manœuvres.
La Rédaction

