La République démocratique du Congo (RDC) s’apprête à bénéficier d’un investissement conséquent de 7 milliards de dollars américains, spécifiquement alloués à la construction et au développement des infrastructures routières nationales. Cette annonce émane du compte X de la Sicomines, révélant les détails d’une revisitation du contrat sino-congolais.
Selon le communiqué émis par la Sino-congolaise des Mines (Sicomines SA), ce montant colossal sera investi sur toute la durée du projet de collaboration, se concentrant principalement sur la construction des routes nationales. Cette initiative découle de la convention de collaboration signée le 22 avril 2008 entre la RDC et le groupement d’entreprises chinoises (GEC), portant sur le développement d’un projet minier et des infrastructures dans le pays.
Après 15 années d’application de cette convention, les parties prenantes, conscientes de l’évolution actuelle du contexte, ont entamé des négociations en vue d’optimiser les termes de la collaboration. La Sicomines SA, tout en maintenant la structure de son actionnariat, s’engage à verser 1,2 % du chiffre d’affaires annuel à la partie congolaise à titre de royalties.
Les ajustements apportés à la convention sont consignés dans le mémorandum d’entente du contrat SICOMINES, signé le 19 janvier dernier. L’inspecteur général des finances, Jules Alingete, a souligné que pour atteindre le montant de 7 milliards de dollars, un investissement initial de 624 millions de dollars américains est prévu en 2024 pour la construction des infrastructures.
« Autant d’avantages et tant d’autres détails, qui prouvent que comme l’a promis le président Félix Tshisekedi dans son discours d’investiture pour son second mandat à la tête du pays, les erreurs commises par le passé ne vont plus se reproduire. Celles commises dans le contrat chinois par de congolais véreux viennent d’être corrigées grâce à la volonté du chef de l’État de remettre les intérêts de la RDC au centre de toutes les conventions signées avec des tiers », a souligné M. Alingete.
La convention sino-congolaise, également connue sous le nom de contrat chinois, a été initialement signée en avril 2008, et c’est l’inspecteur général des finances qui a joué un rôle clé en révisitant ce contrat pour le bénéfice de la RDC.
La Rédaction

