AccueilA la UneTensions persistantes après...

Tensions persistantes après la messe pour la paix à Goma : Ambongo pointe du doigt à Tshisekedi, Kagame et Ndahishimiye

Goma, République démocratique du Congo – Dans une atmosphère empreinte de prières pour la paix, des responsables éminents de l’Église catholique en provenance de la République démocratique du Congo, du Rwanda et du Burundi ont convergé dimanche à Goma, dans l’est de la RDC, pour une messe exceptionnelle visant à apaiser les tensions. Cependant, les espoirs de réconciliation ont été éclipsés par la reprise d’affrontements peu après la cérémonie.

Sous un ciel empli de ferveur religieuse, des milliers de fidèles et de résidents ont assisté à cet événement symbolique. Le cardinal Ambongo, archevêque de Kinshasa, a livré un discours sans équivoque, mettant en cause les dirigeants congolais, rwandais et burundais. Il a dénoncé leur rôle présumé dans l’incitation à la division et au conflit, alléguant que certains d’entre eux « ont intérêt à ce que le conflit perdure » pour servir leurs « intérêts égoïstes ».

Le cardinal Ambongo, connu pour ses critiques envers le président congolais Félix Tshisekedi, a souligné la responsabilité du gouvernement de Kinshasa dans l’incapacité à maintenir l’ordre aux frontières et à contrôler efficacement une partie significative de l’est du pays.

Dans un discours poignant qui a duré près de 40 minutes, le prélat s’est concentré sur les enjeux politiques et sécuritaires, suscitant des salves d’applaudissements parmi l’assistance.

Les territoires du Nord-Kivu, notamment Goma, Rutshuru et Masisi, sont le théâtre d’un conflit depuis fin 2021, opposant la rébellion du M23, soutenue par des unités de l’armée rwandaise, aux Forces armées de la RDC (FARDC), associées à des groupes armés, des supplétifs burundais et deux sociétés militaires étrangères.

Plusieurs milliers de soldats et de miliciens, accompagnés d’artillerie, d’avions de chasse et de drones de combat, se sont engagés dans un affrontement complexe. Un drone a été détruit récemment, tandis qu’un autre aurait été abattu par le M23 le 8 janvier.

Peu après la conclusion de la célébration religieuse, des détonations d’artillerie ont résonné dans la ville. Des affrontements ont éclaté près de Sake, à la sortie ouest de Goma, entre l’armée congolaise et les rebelles du M23, qui maintiennent un siège persistant autour de la ville depuis plusieurs mois.

La veille, à Sake, une jeune fille a perdu la vie, et quatre personnes ont été blessées au cours d’échanges de tirs. Malgré une offensive lancée en début de semaine par l’armée congolaise et ses alliés, aucune avancée significative n’a été enregistrée, les zones contrôlées par la rébellion restant inchangées.

Au cours des affrontements à Mweso plus tôt cette semaine, au moins 14 civils, dont de nombreux enfants, ont perdu la vie dans des tirs attribués aux FARDC, selon des sources locales.

La Rédaction

Soyez averti chaque fois que nous publions quelque chose de nouveau !

continuer la lecture

Rwanda admet une coordination avec l’AFC/M23 et dit avoir poussé au retrait d’Uvira

Le Rwanda reconnaît, pour la première fois, travailler de façon coordonnée avec le groupe rebelle AFC/M23, actif dans l’Est de la RDC. Kigali présente cette relation comme une mesure « défensive » liée, selon lui, à la protection des Tutsi et à la prévention d’une nouvelle vague de violences à caractère génocidaire.

ONU, veto et nouvelles tensions, pourquoi l’ordre international vacille en 2025

Le 26 juin 1945, 50 États signent la Charte des Nations Unies pour éviter le retour des guerres mondiales. Quatre-vingts ans plus tard, l’idée d’un monde régi par des règles est fragilisée, alors que les crises se multiplient et que les grandes puissances imposent plus souvent le rapport de force.

RDC : un prix pour l’innovation numérique contre la corruption

Du 25 au 26 novembre à Kinshasa, la quatrième édition du Sommet international sur la transformation digitale en Afrique a mis en avant des solutions concrètes contre la fraude. L’Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC) a remis un prix à Kessia, lauréate du concours « Zéro Fraude, Hack la corruption ».