Le mardi 30 janvier 2024, au cours d’une conférence de presse organisée par l’Union nationale des agriculteurs, pêcheurs et éleveurs du Congo (UNAGRICO) et le Rassemblement des agriculteurs, pêcheurs et éleveurs du Congo (RAPEC), un mémorandum a été présenté au chef de l’État, Félix Tshisekedi. Cette déclaration publique s’inscrit dans le cadre des aspirations des agriculteurs, pêcheurs et éleveurs affiliés à ces deux entités, qui ont plaidé pour l’installation de technocrates compétents à la tête des ministères liés à leurs secteurs respectifs lors de la prochaine formation du gouvernement.
Dans ce mémorandum, les représentants des agriculteurs, pêcheurs et éleveurs ont exprimé leur soutien au président Tshisekedi, saluant son intérêt affirmé pour leur domaine. Ils ont souligné leur engagement en faveur de sa vision présidentielle en réclamant la collaboration avec des technocrates spécialisés dans le secteur agricole. La demande principale demeure le placement de professionnels compétents à la tête des ministères de l’Agriculture, du Développement rural, de la Pêche et de l’Élevage, avec la promesse d’apporter leur expertise pour contribuer à la réalisation des objectifs gouvernementaux.
Dans le mémorandum, les signataires ont écrit :
« Nous souhaitons que vous travailliez avec des technocrates maîtrisant notre secteur, et nous sommes disposés à collaborer ; que vous placiez à la tête des ministères de l’Agriculture, du Développement rural, de la Pêche et de l’Élevage des personnes maîtrisant ce secteur clé de notre pays. Nous sommes également disposés à apporter notre expertise. »
Ils ont également souligné leur disponibilité à contribuer à la vision d’autosuffisance alimentaire du président, visant à mettre fin aux importations et à permettre au secteur agricole congolais de jouer un rôle prépondérant à l’échelle continentale et mondiale, grâce à ses vastes 80 millions d’hectares de terres arables.
Le président de l’UNAGRICO et du RAPEC, M. Bukasa Katambayi Pierre, a insisté sur la nécessité de mettre fin au favoritisme politique, déclarant :
« Nous devons arrêter avec le système d’aider les amis qui ont créé des partis politiques pour s’enrichir. Nous demandons au président de prioriser le développement du pays et non le bien-être des gens qui disposent des partis politiques. Nous sommes membres de l’Union sacrée parce que nous sommes dans la plateforme politique AAB. Nous ne pouvons pas continuer avec des gens qui occupent des postes politiques à vie. »
Cette démarche souligne une volonté de changement dans la gestion des ministères liés à l’agriculture, au développement rural, à la pêche et à l’élevage, mettant en avant l’importance d’une gouvernance basée sur la compétence et l’expertise sectorielle.
La Rédaction

