Oicha, RDC – La terreur a frappé une nouvelle fois dans la région de Beni, en République Démocratique du Congo, où au moins huit fidèles d’une église ont été tragiquement décapités au cours d’une attaque perpétrée par les rebelles présumés des Allied Democratic Forces (ADF). L’incident s’est déroulé dans le paisible village de Baeti-Vutchika, aux confins des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, jetant une ombre funeste sur la communauté locale.
Selon les autorités, dont Nicolas Kikuku, délégué du gouverneur à Oicha, l’attaque s’est produite dimanche dernier lorsqu’un groupe armé de rebelles a fait irruption au milieu d’un service religieux. Les assaillants, armés de machettes, ont pris pour cible des fidèles en prière, laissant cinq d’entre eux sans vie. Kikuku témoigne sobrement de l’horreur, déclarant : « Les assaillants ont surgi et ont réussi à tuer cinq personnes qui étaient dans un culte, et d’autres chrétiens ont eu le temps de s’enfuir. Les instruments de l’église ont été vandalisés et même la bible du pasteur. »
Le massacre ne s’est pas limité à l’église de Baeti-Vutchika. Trois autres corps ont été découverts dans les environs du village Tandika, dont celui d’un certain « capitan » du nom de Bisemba, selon la même source officielle. Les huit corps ont été transportés à la morgue d’Oicha hier mardi, en attendant une inhumation qui plongera inévitablement les familles des victimes dans un deuil profond.
Cette attaque s’inscrit malheureusement dans une série d’incidents tragiques attribués aux ADF. En mars 2023, ces rebelles islamistes avaient déjà visé un lieu de culte, perpétrant une attaque à la bombe contre une église à Kasindi, près de la frontière avec l’Ouganda. Cette attaque avait entraîné la perte de 15 vies et la blessure d’au moins 17 autres personnes. L’État islamique avait alors revendiqué la responsabilité de l’attaque.
Les autorités locales et nationales sont actuellement mobilisées pour faire face à cette menace persistante. Des mesures de sécurité renforcées sont envisagées, mais les défis restent considérables dans cette région en proie à l’instabilité. La population, quant à elle, continue de vivre dans la crainte constante des attaques brutales.
La Rédaction

