Ce jeudi 1er février 2024, une nouvelle attaque meurtrière, attribuée aux Forces démocratiques et alliées (ADF/MTM), a endeuillé le village de Kazaroho, situé sur la route Mbau-Mantumbi, dans le groupement Batangi-Mbau, secteur de Beni-Mbau du territoire de Beni, au Nord-Kivu. L’incident a coûté la vie à trois civils, tandis que trois autres ont été enlevés par les assaillants.
Georges Kivaya, président de la société civile forces vives du secteur de Beni-Mbau, a fourni un bilan encore provisoire, soulignant la gravité de la situation sécuritaire. Les victimes kidnappées sont des résidents de la commune d’Oïcha. « La situation sécuritaire n’est pas bonne dans le secteur de Beni-Mbau. Nous ne comprenons pas comment les civils sont toujours massacrés par les rebelles ADF. Au niveau de Kazaroho, 3 civils viennent d’être tués, ce jeudi, et 3 autres pris en otage par les assaillants. Ce bilan reste provisoire, car la fouille continue dans les environs du village attaqué », a déclaré Kivaya.
Face à cette escalade de violence, la société civile locale a pris des mesures préventives en encourageant le déplacement des habitants de la région vers des zones jugées plus sécurisées. Georges Kivaya a, quant à lui, lancé un appel pressant aux nouvelles autorités récemment élues, les invitant à définir des mécanismes concrets pour éradiquer l’insécurité persistante dans cette partie du territoire.
Il est impératif de souligner que ces attaques récurrentes suscitent des inquiétudes croissantes au sein de la population locale. Les habitants, pris au piège de la violence, cherchent désespérément des solutions pour protéger leur communauté. Face à cette situation alarmante, la pression monte sur les autorités pour qu’elles prennent des mesures concrètes et efficaces afin de garantir la sécurité des citoyens.
Cette nouvelle attaque souligne la nécessité d’une approche plus robuste et coordonnée pour lutter contre les groupes armés opérant dans la région. Les autorités devront non seulement intensifier leurs efforts en matière de sécurité, mais également mettre en œuvre des stratégies visant à traiter les causes profondes du conflit. Les appels à une action immédiate et durable se multiplient, mettant en lumière l’urgence d’une réponse adéquate pour protéger la vie des citoyens innocents.
La Rédaction

