Le secrétaire d’État américain, Anthony Blinken, a récemment engagé des discussions cruciales avec l’ancien président kenyan, Uhuru Kenyatta, le 4 février, pour aborder la situation délicate qui persiste dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC). Ces entretiens visaient à mettre en lumière l’importance du processus de Nairobi et à souligner le soutien nécessaire des leaders régionaux pour résoudre la crise en cours.
Selon le porte-parole de Blinken, l’accent a été mis sur la nécessité d’un dialogue constructif et d’une coopération régionale pour ouvrir la voie à la réconciliation avec les groupes armés impliqués dans le conflit. Il a évité les termes superlatifs, soulignant simplement l’importance de la diplomatie et de l’unité régionale pour parvenir à des solutions durables.
De l’autre côté de l’échiquier diplomatique, le président congolais, Félix Tshisekedi, a réaffirmé de manière catégorique son refus de tout dialogue avec les rebelles du M23. Soutenus par le Rwanda, ces rebelles contrôlent toujours une partie de la province du Nord-Kivu. S’exprimant lors d’une cérémonie d’échange de vœux avec les diplomates accrédités en RDC, Tshisekedi a rappelé la position ferme du pays sur la souveraineté, soulignant que celle-ci était non négociable face aux revendications du M23.
« Le caractère non négociable de la souveraineté » a été le point d’ancrage du président Tshisekedi. Il a déclaré que tout compromis était exclu tant que le groupe rebelle occuperait une portion du territoire congolais. Les Forces Armées de la RDC (FARDC) ont également été mentionnées, avec l’assurance que leur engagement se maintiendrait jusqu’à l’éradication complète de la menace.
Cette déclaration fait écho à une réunion antérieure entre Anthony Blinken et le président angolais João Lourenço le 25 janvier. Cette rencontre avait abordé diverses initiatives visant à garantir la paix et la sécurité mutuelle dans l’est de la RDC, soulignant ainsi la nécessité d’une coopération régionale plus large.
La Rédaction

