La province de l’Ituri, située dans l’est de la République démocratique du Congo, est le théâtre d’une tragédie persistante. Les Forces alliées et démocratiques (ADF), un groupe rebelle notoire, ont perpétré une attaque choquante à Mambasa, laissant derrière eux un bilan effroyable de 18 civils tués au cours du mois de janvier 2024.
Les chiffres ont été communiqués à 7SUR7.CD le lundi 05 février 2024 par Jospin Paluku Mbowa, le coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise dans la région. Selon lui, « au cours du premier mois de l’année en cours, nous avons enregistré la mort de 18 civils, exécutés par les rebelles ADF, en territoire de Mambasa. Cela s’ajoute à 6 cas de pillage à mains armées, ainsi qu’à quatre cas d’incursions de ces renégats, provoquant le pillage systématique des biens des commerçants et des produits champêtres. »
Outre ces actes barbares, les habitants ont été contraints de quitter leurs foyers, craignant pour leur sécurité, et de nombreux champs et villages ont été abandonnés par une population terrorisée. Jospin Paluku Mbowa, en tant que défenseur des droits humains, plaide ardemment pour des mesures immédiates.
Dans une déclaration forte, il appelle à l’installation de postes avancés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de la Police nationale congolaise dans les zones affectées par l’insécurité. Cette présence renforcée permettrait des interventions rapides en cas d’incursions des ADF, mais aussi de dissuader les pillages perpétrés par des individus mal intentionnés.
« Nous plaidons auprès des forces de l’ordre et de sécurité pour qu’elles renforcent leurs positions dans les zones touchées par l’insécurité et effectuent des patrouilles régulières, ainsi que des enquêtes sérieuses en cas de pillage », a-t-il ajouté.
Malheureusement, le territoire de Mambasa demeure une cible constante des rebelles ADF, qui continuent d’ensanglanter la région en tuant et en pillant les biens de la population. Face à cette situation critique, les appels à l’intensification des opérations militaires se multiplient.
La Rédaction

