Kinshasa, le 10 février – La capitale de la République démocratique du Congo a été le théâtre de manifestations tumultueuses ce samedi, ciblant les représentations diplomatiques et la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO). Des scènes de violence ont éclaté, marquées par l’incendie de véhicules appartenant à des ambassades et à la MONUSCO, suscitant l’inquiétude au sein de la communauté internationale.
Des jeunes en colère ont exprimé leur mécontentement, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une indifférence de la communauté mondiale face à la crise sécuritaire et humanitaire sévissant dans l’Est de la RDC. L’ambassade de Côte d’Ivoire a particulièrement ressenti les conséquences de cette colère, avec le saccage d’un de ses véhicules, provoquant la consternation parmi les diplomates.
Bintou Keita, cheffe de la MONUSCO, a réagi fermement, condamnant les attaques dirigées contre son personnel et mettant en lumière les conséquences graves de ces événements. « Ces attaques contre la MONUSCO pourraient constituer un crime de guerre, mettant en péril le soutien crucial que la mission apporte aux Forces armées de la RDC (FARDC) », a-t-elle averti.
Face à l’escalade de la violence, certaines ambassades ont pris des mesures de sécurité immédiates. L’ambassade de Côte d’Ivoire a annulé un rassemblement prévu pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre la Côte d’Ivoire et le Nigeria, exhortant ses ressortissants à faire preuve de responsabilité.
Le gouvernement de la RDC a réagi avec fermeté, condamnant vigoureusement ces actes de violence. Une réunion d’urgence a été dirigée par le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Peter Kazadi, afin d’évaluer la situation et de prendre des mesures appropriées.
La Rédaction

