PARIS – 8 février 2024 – Le gouvernement français exprime sa profonde préoccupation face à l’intensification des affrontements dans la région de l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) impliquant les rebelles du M23, soutenus par Kigali, et les Forces Armées de la RDC (FARDC). Christophe Lemoine, porte-parole adjoint du Quai d’Orsay, a condamné avec fermeté les offensives du M23, soulignant les conséquences humanitaires alarmantes de cette escalade.
Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, Lemoine a souligné la nécessité impérieuse de relancer les processus diplomatiques régionaux pour trouver des solutions pacifiques. « La France est préoccupée par l’intensification des combats autour de Goma à l’Est de la RDC et ses graves conséquences humanitaires pour les populations civiles. La France condamne avec la plus grande fermeté la poursuite des offensives du M23 ainsi que toute attaque contre la force de la Monusco. La situation actuelle rend plus que jamais la relance des processus diplomatiques régionaux notamment pour l’entrée en vigueur d’un nouveau cessez-le-feu. Nous soutenons bien sûr les efforts de tous les acteurs engagés en faveur du dialogue et de l’apaisement« , a déclaré Lemoine.
Des rapports récents font état de nouveaux affrontements dans les collines près de la ville de Sake, à environ 27 kilomètres de Goma, dans le territoire de Masisi. Malgré des échanges de tirs intenses, la coalition FARDC-Wazalendo a réussi à repousser les rebelles du M23 à environ 15 kilomètres de Sake, selon des sources locales.
La feuille de route de Luanda demeure actuellement le seul plan de sortie de crise pour rétablir la paix et la sécurité face aux tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali. Cette affirmation a été faite par Patrick Muyaya, ministre de la communication et des médias, lors d’un briefing conjoint avec le Général Major Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC. Muyaya a répondu à des informations faisant état de la disposition du gouvernement de Tshisekedi à ouvrir un canal de dialogue avec le Rwanda, suite à une demande des États-Unis.
La Rédaction

