Kolwezi, — Un incident tragique a secoué la mine souterraine de l’entreprise Rwashi Mining à Kolwezi, coûtant la vie à un jeune homme de trente ans. Franck Lubala a trouvé la mort dans un effondrement de terrain survenu le vendredi 9 février après-midi, révélant une réalité sombre au sein de l’industrie minière.
Les premières indications suggèrent que la cause du décès est un accident, résultant de l’éboulement de terrain au moment où Lubala travaillait dans la mine. Cependant, ses collègues, témoins de l’incident, soulignent l’absence de secours de la part de Rwashi Mining, mettant en avant le non-respect des normes de sécurité minière au sein de l’entreprise.
« Ici, nous travaillons sans équipement adéquat, sans protection et sans un bon salaire. Depuis plusieurs années que je suis dans cette entreprise, je n’ai jamais signé le contrat de travail. Les Chinois chassent des agents comme et quand ils veulent. Nous sommes fatigués de travailler dans ces conditions dans notre propre pays, » témoigne un agent anonyme à Actualité.cd.
La colère des travailleurs, alimentée par des années de conditions précaires, a éclaté en manifestation. Des pneus ont été brûlés pour exprimer le mécontentement des employés vis-à-vis de ce qu’ils considèrent comme une « exploitation de l’homme par l’homme. »
Trois autres mineurs, présents lors de l’effondrement, sont actuellement dans un état critique. Ils sont actuellement pris en charge à l’hôpital méthodiste de la commune de Manika.
Interrogé sur cet incident, M. Héritier, le Directeur Général de Rwashi Mining, a renvoyé les médias au Magistrat du parquet général près la Cour d’appel du Lualaba, déjà saisi de l’affaire.
Cet événement tragique souligne les défis persistants auxquels sont confrontés les mineurs dans cette région. Les allégations de non-respect des normes de sécurité et d’exploitation peu scrupuleuse ajoutent une couche de complexité à cette tragédie, suscitant des appels à une réforme urgente au sein de l’industrie minière.
La Rédaction

