AccueilA la UneTensions à Kinshasa...

Tensions à Kinshasa : Les établissements étrangers sous la menace des manifestants

Kinshasa, le 12 février – Alors que la ville de Kinshasa reste en proie à des manifestations persistantes dénonçant la complicité supposée des représentations diplomatiques et organisations internationales dans la crise sécuritaire de l’Est de la RDC, les établissements commerciaux des expatriés libanais, indiens, pakistanais, chinois, etc., se retrouvent également au cœur des tensions.

Les scènes de vandalisme et de pillage visent particulièrement les activités économiques de ces communautés expatriées. Une tentative récente dans la commune de la Gombe a été contenue par la police, mais l’ombre du risque plane toujours. Bien que la capitale congolaise n’ait pas encore signalé de cas de pillage, l’incertitude demeure, surtout lorsque des étrangers sont impliqués dans des manifestations où la distinction entre actes réparables et irréparables est souvent floue.

Parmi les établissements potentiellement ciblés, on compte des supermarchés notables tels que New Lys, Kin Marché, GG Mart, Kin Mart, City Mart, Galaxy, et bien d’autres, disséminés non seulement dans le centre-ville mais également dans divers quartiers de la ville.

Ce lundi matin, le centre-ville de Kinshasa a connu un fonctionnement inhabituel, marqué par la fermeture de nombreux magasins et activités commerciales en réponse aux appels à la manifestation qui ont circulé sur les réseaux sociaux. Seules quelques petites entreprises, comme les cabines téléphoniques, ont osé ouvrir leurs portes malgré le climat tendu.

La crainte de pillages pendant les manifestations pèse sur les responsables de magasins de l’avenue du commerce dans la commune de la Gombe au boulevard du 30 juin, englobant également les environs de l’hôtel Memling. La solidarité incite certains à s’abstenir de l’ouverture de leurs commerces par peur de représailles. Des pneus enflammés ont même marqué l’avenue Bokassa au croisement avec celle du commerce.

Les manifestations ont éclaté le week-end dernier, ciblant les représentations diplomatiques et certaines organisations internationales, avec des jeunes en colère incendiant des véhicules appartenant à certaines ambassades et à la MONUSCO. L’ambassade de Côte d’Ivoire a exprimé son indignation face au saccage de l’un de ses véhicules lors de ces événements.

Le gouvernement a réagi vigoureusement en condamnant ces actes de violence et en promettant une enquête approfondie pour faire toute la lumière sur ces incidents. Il souligne que les diplomates étrangers et le personnel de la MONUSCO, ainsi que leurs installations et véhicules, ne doivent en aucun cas être pris pour cibles.

La Rédaction

Soyez averti chaque fois que nous publions quelque chose de nouveau !

continuer la lecture

L’ASPROCOM243 lance son premier Afterwork « Off the clock » pour renforcer la cohésion des professionnels de la communication et du marketing

Kinshasa, le 26 juin 2026 – L’Association des Professionnels de la Communication et du Marketing de la République démocratique du Congo (ASPROCOM243) a organisé la première édition de son Afterwork Off the clock, un cadre convivial de rencontres, de partage d’expériences et de réseautage réunissant des professionnels issus des secteurs de la communication, du marketing, des médias, des relations publiques et du digital.

RDC : la SCPT et le ministère des Affaires étrangères préparent un partenariat pour rapprocher les services consulaires des Congolais

La République démocratique du Congo pourrait bientôt s’appuyer davantage sur son réseau postal pour améliorer l’accès aux services diplomatiques et consulaires. La ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a reçu ce vendredi 5 juin 2026 à Kinshasa la directrice générale de la Société congolaise des postes et télécommunications (SCPT), Sandra Tshibonge Mbiye, afin d’examiner les possibilités de coopération entre les deux institutions.

Affaire American Fresh Food, les accusations de 61 millions USD contre la DGDA restent sans preuve publique

Le nom de Bernard Kabese Musangu, directeur général de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), circule depuis plusieurs mois dans une affaire présumée de détournement de 61 millions USD liée au dossier American Fresh Food.