Djugu, République démocratique du Congo – 13 février 2024 – Une attaque meurtrière perpétrée par les miliciens du groupe CODECO a ensanglanté la région de Djugu, dans la province de l’Ituri. Les cibles de cette agression étaient trois chantiers miniers bien connus : Gkpado, Gkpata et Mbinza, tous situés à proximité de Lodjo, entre le secteur de Banyali et la chefferie de Mabendi.
Selon des sources locales fiables, l’attaque a coûté la vie à six civils, dont deux femmes et un nourrisson. De plus, seize personnes ont été enlevées par les assaillants, laissant la communauté locale sous le choc. Le docteur Vital Tungulo, vice-président du G5 regroupant les communautés victimes des atrocités, a vivement réagi à cette nouvelle tragédie impliquant les CODECO, rappelant leur engagement unilatéral en faveur de la paix.
« Nous sommes consternés par cette énième attaque des CODECO. Six vies ont été perdues, et seize autres personnes sont retenues en otage. Nous plaidons en faveur d’une intervention militaire pour dissuader ces miliciens armés. La violence ne peut être tolérée. Nous en appelons aux autorités de l’état de siège pour libérer les otages, dont la vie est en péril, » a déclaré le Dr. Tungulo.
Cependant, les autorités sécuritaires régionales n’ont ni confirmé ni infirmé ces rapports alarmants jusqu’à présent. Cette attaque survient dans un contexte où plusieurs incidents similaires ont été signalés depuis le début de l’année 2024, soulevant des préoccupations quant à une possible reprise des hostilités dans la région de Djugu.
Malgré les engagements de cessation des hostilités signés par tous les groupes armés de l’Ituri pour maintenir la paix dans les communautés locales, la réalité sur le terrain semble indiquer une autre dynamique. Les habitants de Djugu craignent une escalade de la violence, mettant en doute l’efficacité des accords de paix.
La nécessité d’une intervention militaire pour restaurer la sécurité dans la région devient de plus en plus urgente. Les résidents appellent à des actions concrètes de la part des autorités de l’état de siège pour garantir la libération des otages et la protection des civils.
La Rédaction

