Addis-Abeba, le 17 février — Le Président angolais, João Lourenço, a pris l’initiative ce vendredi lors de la trente-septième conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine à Addis-Abeba, en proposant un dialogue direct entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) pour mettre fin au conflit qui persiste entre ces deux nations voisines.
La rencontre, qui a rassemblé six chefs d’État sur les dix attendus, dont Félix Tshisekedi de la RDC et Paul Kagame du Rwanda, a été organisée par Joao Lourenco lui-même, soulignant ainsi l’urgence de la situation. Les autres chefs d’État ont été représentés par leurs délégués.
L’objectif déclaré de cette démarche médiane est de raviver le processus de paix, mis à mal par l’escalade des hostilités dans l’est de la RDC. La priorité immédiate est de parvenir à un cessez-le-feu entre les forces armées de la RDC et le groupe rebelle M23, tout en instaurant un dialogue direct entre les dirigeants congolais et rwandais.
Après des discussions à huis clos, chaque partie a eu l’opportunité de présenter ses positions respectives. Le Président Félix Tshisekedi a réaffirmé la condamnation de l’agression subie par son pays, exigeant le retrait inconditionnel des membres du M23 du territoire congolais. En réponse, la délégation rwandaise a persisté dans le déni de toute implication dans la crise sécuritaire en RDC.
Devant ces divergences notables, les travaux de ce mini-sommet ont été momentanément suspendus ce vendredi. Le prochain round est programmé pour ce samedi à Addis-Abeba, où l’on espère des avancées significatives.
Le Président Lourenco a conclu en insistant sur l’objectif de cette réunion, à savoir explorer les voies pour renégocier un cessez-le-feu entre les autorités de la RDC et le M23, tout en tentant de faciliter, dans la mesure du possible, un dialogue direct entre les chefs d’État du Rwanda et de la RDC.
La Rédaction

