Le président Félix Tshisekedi de la République Démocratique du Congo (RDC) a récemment participé à un mini-sommet à Addis-Abeba, organisé par le président angolais Lourenço. Cette rencontre a été l’occasion pour Tshisekedi de condamner fermement l’agression rwandaise dont la RDC est victime depuis plusieurs années, en présence de son homologue Paul Kagame.
Un acteur clé de cette réunion, le président comorien Azali Assoumani, ancien président de l’Union africaine, a souligné la nécessité d’une coopération entre la RDC et le Rwanda. Dans son discours, Assoumani a exprimé l’idée que les deux pays voisins n’ont pas d’autre choix que de travailler ensemble, soulignant l’importance de la coopération plutôt que du choix d’un voisin.
Dialogue inévitable
« Je dis : vous êtes des voisins, vous n’avez pas de choix. On dit chez nous : “On choisit un ami, on ne choisit pas un voisin”. Le Rwanda et le Congo sont des voisins, vous avez le devoir de coopérer, donc, de ce côté-là, il va falloir qu’on trouve [une solution]. Mais très sincèrement, j’ai senti que des deux côtés, il y a une envie, il y en a effectivement une envie de discuter pour trouver une solution malgré les aléas », a déclaré Assoumani.
Situation sécuritaire préoccupante
La situation sécuritaire dans l’est de la RDC reste préoccupante, avec des attaques récentes ayant touché l’aéroport international de Goma. Des sources militaires affirment que des bombes en provenance du Rwanda ont été larguées dans le but de détruire les avions de chasse Sukhoï de la RDC.
Face à cette réalité, le besoin d’un dialogue constructif entre les deux nations voisines devient plus impératif que jamais. Les défis sécuritaires persistent, et la coopération semble être la clé pour trouver des solutions durables.
La Rédaction

