Irumu, Ituri – La terreur persiste dans la province de l’Ituri, où une nouvelle vague de violence a frappé le territoire d’Irumu, laissant derrière elle la douleur et le deuil. Dans une attaque perpétrée par les ADF/ISCAP et leurs alliés, les habitants des chefferies de Banyali Tchabi et Walese Vonkutu, plus précisément dans le groupement de Badibongo Siya, ont été la cible de violences meurtrières.
Christophe Munyanderu, ancien coordonnateur de la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH) antenne d’Irumu, rapporte que l’assaut initial a eu lieu dans la chefferie de Banyali Tshabi, où les assaillants ont exécuté froidement trois civils et en ont blessé cinq autres le 17 février 2024. Le lendemain, le dimanche 18 février vers 14 heures, une seconde vague d’attaques a frappé le groupement de Badibongo Siya, faisant dix autres victimes et laissant plusieurs blessés et disparus. Parmi les personnes tuées, six femmes pygmées ont tragiquement perdu la vie.
Malgré la tragédie, Munyanderu reconnaît l’effort déployé par l’armée dans la région. Selon lui, l’intervention rapide des forces armées a contribué à limiter les pertes, sans quoi le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd.
La province de l’Ituri est confrontée à des défis constants, avec la présence de groupes armés locaux et étrangers partageant un mode opératoire brutal, ciblant délibérément la population civile avec des attaques armées et des violences aveugles.
Cette tragédie récente souligne l’urgence d’une action coordonnée et efficace pour protéger les civils innocents et restaurer la paix dans la région meurtrie d’Ituri.
La Rédaction

