La région de Kwamouth, située dans le territoire de Mai-Ndombe, est une fois de plus le théâtre de violences choquantes. Vendredi dernier, au village Mukele, un agriculteur a été sauvagement égorgé par les miliciens Mobondo, plongeant la communauté dans une nouvelle vague d’horreur.
L’agriculteur, identifié comme Fidèle, résidant à Kwamouth, a été pris en otage mercredi dernier alors qu’il se rendait au champ pour récupérer ses produits agricoles. Les miliciens Mobondo ont intercepté sa route et ont tragiquement mis fin à sa vie.
Mundaba Ngandebe, chef de service des affaires sociales et actions humanitaires de Kwamouth, a exprimé la tragédie qui s’est déroulée. « Un monsieur nommé Fidèle, parti au champ, a été pris en otage par les miliciens Mobondo. Il a passé quelques jours entre leurs mains et a été égorgé vendredi. Il s’y était rendu pour récupérer ses produits agricoles à Mukele. Mais il a été enlevé par les Mobondo. Son corps n’est pas retrouvé. »
Ngandebe confirme que ces miliciens, responsables de l’insécurité grandissante dans la région depuis près de deux ans, sont des résidents locaux. Utilisant des contacts téléphoniques pour semer la terreur, ils informaient les proches des victimes après leurs actes criminels.
Il plaide en faveur d’un renforcement des dispositifs de sécurité dans cette région vulnérable, soulignant l’urgence d’agir face à une situation qui perdure.
L’escalade de l’insécurité à Kwamouth a été particulièrement marquée durant la dernière semaine de l’année 2023. Les affrontements ont éclaté entre les villages de Tika ngai et Béthanie, puis entre « longue histoire » et Mapanda. En début d’année 2024, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont réussi à repousser plusieurs miliciens, neutralisant une dizaine d’entre eux. Cependant, de nombreux fugitifs se sont dirigés vers le sud du territoire, exposant à nouveau la région voisine de Bagata à des menaces persistantes.
La Rédaction

