L’Assemblée nationale a récemment mis en place une Commission chargée de réviser le règlement intérieur de cette institution fondamentale. Cette initiative intervient dans un contexte politique tant national qu’international particulièrement complexe, où la clarté des missions et des procédures législatives revêt une importance cruciale.
Le député national Jacques Ndjoli a été désigné pour présider cette Commission, accompagné de quatre autres membres, à savoir Auguy Kalonji, Kashobwa, Geneviève Inagosi et Christophe Bohulu, respectivement en tant que 1er vice-président, 2e vice-président, rapporteur et rapporteur adjoint.
Dans son allocution inaugurale, Jacques Ndjoli a souligné l’importance d’un règlement intérieur robuste pour garantir le bon fonctionnement de l’Assemblée nationale en tant qu’organe délibérant. « Nous avons un règlement intérieur de l’ancienne législature. Si les députés trouvent qu’il y a des dispositions qu’il faut clarifier, maintenir ou s’il n’y a rien à corriger, ils vont examiner cela en apportant un peu plus de clarté, en définissant clairement les missions dévolues à l’Assemblée nationale. Il y a des choses qui peuvent être faites », a-t-il déclaré.
Christophe Mboso, un membre de l’Assemblée nationale, a également souligné l’évolution des missions législatives dans le contexte politique actuel. « Avec le contexte politique national et international actuel, les missions de l’Assemblée nationale ont pris une autre dimension. Il y a, par exemple, la notion de représentation qui est l’une des missions de l’Assemblée nationale. Cela signifie qu’il faut clarifier des situations comme celles-là. Il y a aussi nos relations avec le pouvoir judiciaire, comment nous devons nous comporter devant les réquisitoires que le procureur nous envoie. La Commission doit bien définir ce que le bureau doit faire en l’absence de la plénière, si les députés sont en congé. Il faut bien définir le mécanisme pour ne pas bloquer le fonctionnement de la justice », a-t-il expliqué.
Cette révision du règlement intérieur s’inscrit dans un processus plus large visant à renforcer les institutions démocratiques du pays. Après la validation des pouvoirs, l’Assemblée nationale se prépare à aborder les sujets inscrits à l’agenda de la prochaine session extraordinaire, en vue du lancement de la session ordinaire en mars 2024.
Par La Rédaction

