Bruxelles, 26 février – L’ancien député national, Jean-Jacques Mamba, a officiellement annoncé aujourd’hui son adhésion à l’Alliance Fleuve Congo (AFC), un mouvement politico-militaire dirigé par Corneille Nangaa, l’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Cette décision marque un tournant dans le paysage politique congolais et suscite diverses réactions.
Lors d’un point de presse à Bruxelles, M. Mamba a exprimé ses motivations et ses critiques envers le gouvernement actuel. Comparant la gouvernance de Félix Tshisekedi à celle de son prédécesseur Joseph Kabila, M. Mamba a souligné des préoccupations concernant la direction prise par le pays. Il a déclaré : « Il y a eu une passation pacifique du pouvoir, mais malheureusement, la situation sous Tshisekedi est devenue pire qu’avec Kabila. Les attentes du peuple ne sont pas satisfaites, et nous devons œuvrer pour un changement significatif.«
L’adhésion de M. Mamba à l’AFC semble motivée par une volonté de pacification du pays. Il a déclaré : « Je suis convaincu que rejoindre l’AFC est un pas vers la pacification de notre nation.«
Interrogé sur les soutiens éventuels de l’AFC, M. Mamba a répondu de manière ouverte, soulignant la nécessité de toute aide constructive. « Si un partenaire, quel qu’il soit, se présente avec des propositions pour pacifier le Congo, améliorer la gestion financière, garantir la liberté d’expression et mettre fin aux violences à l’Est, je suis prêt à l’accueillir favorablement, » a-t-il affirmé.
L’Alliance Fleuve Congo, fondée le 15 décembre dernier à Nairobi, vise à rassembler divers groupes armés de l’Est du pays, des partis politiques ainsi que des personnalités influentes. Sous la direction de Corneille Nangaa, l’objectif déclaré de l’AFC est de mettre fin au pouvoir de Kinshasa, suscitant toutefois des critiques quant à ses méthodes.
Cette nouvelle adhésion et les ambitions de l’AFC soulèvent des questions quant à l’avenir politique de la RDC. Alors que certains voient en cette alliance un potentiel pour résoudre les conflits et améliorer la gouvernance, d’autres expriment des préoccupations quant à la stabilité et à la démocratie du pays.
La Rédaction

