Kinshasa a été, ce lundi 4 mars, le centre d’une réunion capitale pour l’avenir de l’éducation en République Démocratique du Congo. Sous la houlette de Tony Muaba, ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), les acteurs clés du secteur éducatif se sont réunis pour la quatrième fois afin de discuter du Projet d’urgence d’équité et de renforcement du système éducatif (PERSE). Initié en 2020, ce projet ambitieux vise principalement à renforcer la gratuité de l’enseignement primaire sur l’ensemble du territoire national, avec un focus initial sur dix provinces pilotes.
L’objectif de cette rencontre ? Faire le point sur les progrès réalisés et envisager l’avenir du projet dans un contexte de défis persistants. Malgré les avancées, le chemin vers l’atteinte des objectifs fixés pour fin 2023 demeure semé d’embûches, notamment en raison de retards dans l’exécution et le décaissement des fonds nécessaires. La réunion a donc aussi exploré la possibilité de prolonger le projet d’une année supplémentaire, dans l’espoir de rattraper le temps perdu et de concrétiser les ambitions de départ.
Plus ambitieusement encore, le ministre Muaba et les participants ont débattu de l’expansion du PERSE à l’ensemble des vingt-six provinces du pays, un élargissement significatif par rapport aux dix provinces initialement ciblées. Cette extension représente un pas de plus vers l’universalisation de l’accès à une éducation de qualité, une priorité pour le gouvernement congolais qui voit dans l’éducation le moteur d’un développement durable et inclusif.
Les discussions ont mis en lumière les multiples facettes du PERSE, soulignant l’importance de la collaboration entre les différents niveaux de gouvernement, les partenaires de développement, et la société civile. L’enjeu est de taille : il s’agit de garantir que chaque enfant congolais, quel que soit son lieu de résidence, bénéficie d’une éducation primaire gratuite et de qualité.
En dépit des défis, l’optimisme était palpable parmi les participants. La volonté de faire de l’éducation une priorité nationale est claire, et les efforts déployés jusqu’à présent augurent d’un avenir meilleur pour les enfants de la RDC. Le PERSE, avec ses objectifs réajustés et son ambition étendue, se positionne comme un levier essentiel pour la réalisation de cet avenir.
Alors que les travaux de cette quatrième réunion se poursuivent, l’attention est désormais tournée vers la mise en œuvre concrète des décisions prises, avec l’espoir que les prochaines étapes du projet marqueront un tournant décisif dans l’amélioration de l’accès à l’éducation en RDC.
La Rédaction

