Dans les méandres judiciaires de Kinshasa-Gombe, une affaire retient particulièrement l’attention : celle de Nico Kabund, le garde du corps de feu Chérubin Okende, ancien ministre des transports. La justice doit rendre ce mercredi 6 mars une décision sur sa demande de libération provisoire. Cette requête survient après la divulgation des résultats d’enquête sur le décès de Chérubin Okende, des résultats qui ont semé le doute et la controverse.
Chérubin Okende, figure emblématique du paysage politique congolais et proche du parti de Moïse Katumbi, a été retrouvé mort dans des conditions mystérieuses. Sa disparition a soulevé un tollé, notamment après que les autorités judiciaires ont qualifié son décès de suicide, une affirmation contestée par son entourage familial et politique.
Le dossier, riche en rebondissements, a connu un nouveau chapitre lorsque Maître Jules Bongombe, avocat de Nico Kabund, a exprimé son optimisme quant à la libération de son client. « Nous avons officiellement demandé sa mise en liberté provisoire. La réponse, initialement attendue lundi, est désormais prévue pour ce mercredi », a-t-il confié, marquant une étape potentiellement décisive dans cette affaire.
Les détails entourant le décès de l’ancien ministre restent flous. Une autopsie a été réalisée le 3 août 2023, en présence d’experts internationaux et de représentants de la MONUSCO, ainsi que de la famille d’Okende. Cependant, le voile n’a pas été levé sur les résultats de cette autopsie, alimentant la méfiance et les interrogations.
Le procureur général Firmin Mvonde a réitéré la thèse du suicide lors d’une conférence de presse, tout en précisant que l’ancien ministre n’avait pas été aperçu à la Cour constitutionnelle avant son décès, le 13 juillet 2023. Une déclaration loin de clore le dossier, alors que la famille d’Okende et ses soutiens politiques continuent de réfuter cette version des faits.
Alors que la justice se prépare à statuer sur le sort de Nico Kabund, les yeux sont tournés vers le tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe, en attente d’une décision qui pourrait non seulement influencer la trajectoire de cette affaire complexe mais aussi refléter l’état de droit dans le pays.
La Rédaction

