Dans la vallée de la Ruzizi, territoire d’Uvira au Sud-Kivu, la route nationale numéro 5 connaît un lent retour à la normale après des interruptions dues à des conditions météorologiques défavorables. Des pluies diluviennes ont provoqué la montée des eaux de la rivière Shange, menaçant l’accessibilité et la sécurité du passage.
La situation demeure tendue, des véhicules lourds se retrouvant immobilisés de part et d’autre de la rivière, leurs conducteurs redoutant de rester piégés. Des efforts ont été faits pour faciliter la traversée : des chemins alternatifs ont été aménagés par l’Office des routes et un pont de fortune en bois a été érigé par les jeunes de la cité de Sange. Ce dernier, cependant, ne peut supporter le poids des gros véhicules, forçant les conducteurs de bus à décharger passagers et cargaison, qui doivent alors traverser à pied. L’usage du pont s’accompagne de frais variant entre 1000 et 5000 francs congolais.
Cette précarité du trafic a engendré des embouteillages et l’apparition de commerces éphémères, modifiant le quotidien des riverains. Bien que la rivière ait légèrement regagné son lit, les pluies continuelles suscitent l’inquiétude quant à de possibles nouveaux débordements.
Face à cette crise, la résilience des communautés locales est mise à l’épreuve. Entre adaptation et précarité, la vie dans la plaine de la Ruzizi reflète les défis imposés par la nature et les efforts collectifs pour y faire face.
Éditorial par l’équipe de rédaction

