Dans la cité de Luozi, au cœur du Kongo-Central, la quête d’eau potable est devenue une épreuve quotidienne pour ses habitants depuis plus de trois mois. La source de vie, autrefois assurée par la Régie de Distribution d’Eau (REGIDESO), s’est tarie, plongeant la communauté dans une précarité exacerbée. Joseph Lusalemvo, porte-parole des dix secteurs de Luozi, révèle que depuis mi-novembre, les robinets sont à sec, exposant la population à des risques sanitaires considérables.
Face à cette crise, les disparités socio-économiques se creusent. Les familles les plus aisées s’approvisionnent en eau à un coût prohibitif de 500 francs congolais les 25 litres, tandis que les plus démunies n’ont d’autre choix que de puiser l’eau de sources non sécurisées, augmentant le risque de maladies hydriques. Théodore Kabeya Ngandu, directeur provincial de la REGIDESO pour le Kongo-Central, exprime sa préoccupation face à cette pénurie, attribuée à l’inondation du site de captage de Luozi. Toutefois, il assure que des mesures sont prises pour un retour à la normale dans les prochains jours, malgré les défis persistants ailleurs dans la province.
Cette crise soulève des interrogations cruciales sur la résilience des infrastructures locales face aux catastrophes naturelles et sur l’équité de l’accès à l’eau, un droit fondamental pourtant inégalement réparti. Dans l’attente d’une solution durable, la solidarité et l’innovation communautaire semblent être le seul rempart contre les conséquences désastreuses de cette pénurie sur la santé publique et le tissu social de Luozi.
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