La République Démocratique du Congo s’apprête à tourner une page sombre de son histoire récente avec l’inhumation de l’ancien ministre des Transports et député national, Cherubin Okende, prévue ce mercredi 20 mars, huit mois après une mort dont les circonstances demeurent enveloppées de mystère.
Dans la capitale Kinshasa, une veillée mortuaire est organisée ce mardi soir, rassemblant famille, amis, et membres du parti politique Ensemble pour la République, dans un élan de solidarité et de recueillement. Le programme des obsèques, dévoilé par la famille et la formation politique, prévoit des hommages en plusieurs lieux emblématiques de la ville, dont la cathédrale Notre Dame du Congo, avant l’inhumation. L’absence d’une cérémonie officielle souligne la complexité et la sensibilité de l’affaire entourant le décès de l’homme politique.
La mort soudaine de Cherubin Okende, retrouvé sans vie dans sa voiture le 13 juillet 2023, a provoqué une onde de choc à travers le pays. Initialement considéré comme un enlèvement, le scénario s’est complexifié lorsque la justice a écarté la thèse de la rencontre à la Cour constitutionnelle, évoquant un décès par balle dans des circonstances troubles.
Les réactions ont été vives, la famille biologique et politique de l’ancien ministre exigeant une enquête internationale pour faire la lumière sur cette tragédie. Une démarche acceptée par le gouvernement congolais, qui a vu la participation d’enquêteurs internationaux et nationaux. Contre toute attente, les résultats ont convergé vers la thèse du suicide, une conclusion basée sur des analyses balistiques, toxicologiques et d’autopsie, bien que cette version des faits peine à convaincre une partie de l’opinion publique et laisse de nombreuses questions sans réponses.
Aujourd’hui, alors que le pays s’apprête à rendre un dernier hommage à Cherubin Okende, le mystère persiste, tissant autour de sa disparition une toile d’incertitudes et de conjectures. Cette affaire, loin d’être classée dans les esprits, continue de susciter interrogations et réflexions sur la sécurité des personnalités publiques dans un contexte politique et social complexe.
Par l’Équipe Éditoriale

