Dans la soirée du 17 mars, la commune de Mulekera, située dans la partie nord-ouest de Beni, Nord-Kivu, a été le théâtre d’une attaque sanglante. Trois individus, deux civils et un policier, ont été retrouvés décapités, victimes des combattants des Allied Democratic Forces (ADF). Les témoignages recueillis sur place font état d’une exécution à la machette au sein même des domiciles des victimes. Le policier, qui n’était pas en service et portait des vêtements civils au moment de l’attaque, a également été exécuté de manière similaire. Les assaillants n’ont pas hésité à mettre le feu à trois habitations, marquant de manière tragique leur retour dans cette région de Beni, après une période de calme relatif.
Cette attaque soulève de nouvelles inquiétudes quant à la capacité des forces de sécurité à protéger les civils face à une menace qui, loin de s’estomper, semble reprendre de la vigueur. Les ADF, un groupe armé opérant dans l’est de la République Démocratique du Congo, ont longtemps été pointés du doigt pour leurs exactions contre les populations locales. Ce nouvel acte de violence brutale rappelle à la communauté internationale l’urgence d’une réponse coordonnée pour mettre fin à l’insécurité dans cette région.
Par l’équipe éditoriale

