La Haute Cour militaire a tenu une nouvelle série d’audiences foraines à Goma (Nord-Kivu) dans le cadre de l’affaire de détournement et de tentative de corruption à l’Inspection générale des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) impliquant plusieurs officiers de l’armée basés dans la région.
Malgré les audiences, le mystère plane toujours sur l’origine exacte des quinze millions de francs congolais (environ 5555 USD) qui auraient été destinés à corrompre la délégation de l’IG FARDC lors de sa mission à Goma en 2022. L’organe d’accusation pointe du doigt le lieutenant-colonel Katengu Jerry, chef du bureau de rémunération de la 34è région militaire, comme le principal accusé dans cette affaire.
Au cours des délibérations, la Haute Cour a confronté trois informateurs devant la barre, dont le directeur administratif et deux capitaines, tous affiliés à la 34è région militaire. Ils ont été interrogés en présence du lieutenant-colonel Katengu Jerry.
Le ministère public a cherché à éclaircir l’origine des quinze millions de francs congolais remis à la commission de l’IG FARDC en 2022 lors de sa mission d’inspection. Le principal accusé, le lieutenant-colonel Katengu Jerry, a répondu de manière ambiguë, niant d’abord l’authenticité de la décharge mentionnant la somme en question, pour finalement reconnaître sa signature sur l’acte de reconnaissance de l’argent remis à la délégation venue de Kinshasa.
Les deux capitaines, quant à eux, ont affirmé ne rien savoir sur l’origine de cette somme litigieuse, bien qu’ils aient été cités comme intermédiaires dans sa remise à la délégation de l’IG. Cette situation confuse a conduit à la suspension de l’audience, qui a été renvoyée au mercredi 27 mars 2023.
L’affaire continue de susciter des interrogations quant à la transparence au sein de l’IG FARDC et met en lumière les défis persistants liés à la corruption au sein des institutions militaires. Les prochaines audiences promettent d’apporter de nouveaux éléments dans cette affaire aux ramifications complexes.
Par l’équipe éditoriale

