Dans le cadre de l’exercice 2024, la Commission nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre et de reddition des conflits armés (CNC-ALPC), en collaboration avec le service antimines des Nations unies (UNMAS), poursuit sans relâche son opération de marquage des armes légères et de petit calibre dans la ville de Goma, située au Nord-Kivu.
L’objectif de cette initiative demeure double : d’une part, améliorer la gestion des stocks d’armes au sein de l’armée et de la police nationale congolaise, et d’autre part, lutter contre la prolifération des armes illégalement détenues dans une région trop souvent marquée par les conflits armés.
Selon André Robert Bufaka Loliki, chef de la délégation des experts de la CNC-ALPC, cette opération revêt une importance capitale. Elle permet non seulement de garantir un stockage adéquat des armes, mais également d’assurer une traçabilité efficace de ces dernières, qu’elles soient entre les mains des forces de l’ordre ou des civils.
« Dans un pays encore marqué par les séquelles des conflits armés, la prolifération des armes reste un enjeu majeur. Elles circulent entre les mains des groupes armés, des forces étatiques et même des civils », souligne-t-il.
Il rappelle à juste titre les résultats préoccupants d’une enquête menée en 2010, qui révélaient la présence de près de 300 000 armes entre les mains des civils à cette époque. Une réalité alarmante qui, selon lui, justifie pleinement les efforts déployés par la commission pour prévenir les tragédies du passé.
« A travers cette opération, nous lançons un appel à toutes les branches de l’armée ainsi qu’aux différentes unités pour marquer les armes. Cela permettra non seulement d’assurer un meilleur contrôle des stocks, mais également d’identifier les détenteurs illégaux d’armes au sein des forces de défense et de sécurité », insiste-t-il.
Cette démarche s’inscrit en prélude aux activités prévues le 4 avril prochain à Kinshasa, à l’occasion de la journée internationale de lutte antimines.
En somme, cette opération de marquage d’armes légères à Goma témoigne de la volonté des autorités congolaises de s’attaquer de manière proactive à un problème qui mine la stabilité régionale. Toutefois, elle ne saurait être suffisante sans un engagement soutenu dans la lutte contre la prolifération des armes à l’échelle nationale.
Par l’équipe éditoriale de Bisonews.cd

