Dans une tentative louable visant à atténuer la congestion insoutenable de la prison de Makala, 67 individus ont été libérés, amorçant ainsi un processus de décompression longtemps attendu. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par une commission spéciale, entamés dès mercredi dernier, pour une révision méticuleuse des dossiers carcéraux.
Le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, a annoncé la présence désormais permanente de magistrats du parquet au sein de l’établissement, chargés de superviser rigoureusement l’admission de nouveaux pensionnaires. Il a fermement souligné la responsabilité du directeur de la prison à ne recevoir aucun détenu sans dossier officiel.
Au cours d’une intervention jeudi auprès des détenus de Makala, Mvonde a encouragé ceux n’ayant pas de dossier en règle à se manifester, assurant leur traitement attentif par les magistrats et la commission spécialement constituée à cet effet.
Parmi les cas qui ont attiré l’attention des médias, celui de Damas Ngoy Kumbu, arrêté depuis le 3 octobre 2003 pour suspicion de « vol à main armée » et détenu sans jugement, selon ses défenseurs. Agé de 56 ans, cet ancien militaire n’aurait jamais comparu devant un tribunal, affirment ses avocats. Cependant, le procureur général Firmin Mvonde a révélé que Kumbu avait fourni un nom erroné, ajoutant qu’il avait déjà été condamné et était en phase de pourvoi.
Cette initiative de désengorgement de la prison de Makala survient dans un contexte de critiques récurrentes concernant les conditions carcérales et le système judiciaire congolais, soulignant ainsi les défis persistants en matière de droits de l’homme et de justice pénale dans le pays.
Par l’Équipe Éditoriale

